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Pierre Claver. LIV. IV. 32 IIul venoit de bonnes nou velles de sona ine, it consentiroit de bon coeur, queles deux aut res se fissent Religie ux. Apei ne eul-il sati cette promesse qu'ausortir de l'Eglisse ii trouva un HOm- me, avec une Letire de D. Lopeet quilui mandoit; qu'il eloit pour lors ensurete a Porto Belo, avec tous les gens
du Navire. Il reto urna sar te champ ala Chapelle, pour re mercier Dieu dece biens ait, & ratisier son voeta. Il fitensui te chanter te Te Deum paria Musique de la Cathedrale, dans te lieum eme ou il avolt sati sa promesse : &comme te sotr il devolt y avoir un Se mon dans I Eglise , it y accourui unmonde infini , a qui te Predicate ur sit
part de cette heureu se nouvelle. Ρeu de tems apias, les deux cadets entrerent ches tes Jesuites, ou iis vecurent avec une grande reputation de vertia.
Le Sattit Mission naire , qui venoit de donner des assurances si positives de la vie de D. Lop eZ , eui bientoti occasion d'en donner de sori tristes a son sujet. Ce jetine Gentilli ommeetant passe en Espagne, durant te Siege
u ne si belle occasion de signa ter soncOurage. Un jOur que te Pere Claver
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d'Espagne etant arrivee au Mois de Novembre, apporta des Letires partes velles on apprit, que te septd'Octobre D. Lopeg avolt ete tue ait Slege de Barcelone.
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E sent proprement les Vertus qui sont les Sainis &les amis de Dieu , plutotque les Prodiges, les Revelations, & les Extases; quoique cesdons singuliers suppossent ordinatrement une grande Satntete dans ceuxqui en soni favorises. Tout ce qu'on avu jus' Pici du Pere Claver, tous ses
donner que la plus haute idee de ce
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celle qui avolt jette de plus prosondes racines dans son Coeur. Rien de plus ardent & de plus tendre tout a la sols, que son amour potir Dieu. Toutes ses
partolent du me me principe; de sondesir extreme d endurer quelque cli Osepour Dieu, & de tui marquer par lason amour. Quoi quil pulsatre des ouf-
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Dela cette Oraison continuelle que, ni tes occupations les plus labori etasses, ni tes maladies les plus accablantes, ni lesemineil meme, n'etoient pas capabiesd'interrompre : dela cette union intime
avec Dieu , qui parotis it plutot celled 'un Seraphin habitant du Ciel, que
re. A te voir si modeste, si recueilli, si solitaire , au milieu me me du plus grand tumulte, it eloit alle de juger, qu'il eloit fans cesse comme absorbeen Dieu ; & ni te bruit, nile peril, nitelle a uire chose que ce put eire, ne ledetournoit de cet objet. Comme ilpas Bit un jour dans une Rue de Cartagene , les Chevaux d'un Carosse
aiant pris te mors aux denis, Virarent avec surie a sarencontre: on tui crioit de to utes paris, de S'ecarier; maiS par
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26 La Vie du Tenerable Peremanda pas meme a sola Compagnon, de quoi il s'agisso it. Des qu'il n'etoit pas occupe au service du Prochain, ii se delas Coit paria priere de ses trauaux Apostoliques. Le Pere Sebastien de Morille, qui sui Recte ut du College de Cartagene, avolt coutume de dire ; qu'il ne si a-VOit pas, quand te Pere Claver sinis- soli son Oraison; parce que a quelque heure qu'il allat dans sa chambre, ilry voioit toujours en prieres. Queique His it ouvroit doucement la porte,
souvent si hors de tui me me, que pOurne te pas troubter dans son commerceavec Di eu, it se retiroit, sans lui riendire. Ceux qui Pont observe de plus Pres , Ont atteste; qu'il ne donnoitque deux ou trois heures au sommeti;
oraison , repandant une grande ab On-dance de larines: encore meme sons inmeil cloit-il solivent interrompupar de tendres aspirations vers Dieu. Comme les Tonnerres soni terribies a Cartagene, furtout pendant la nuit,
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Pierre Gaver. LIV. V. 8a peur se rensermer dans la chambre da Saint Homine : il se mettoit me me ason cote, pour se mieux rassurer. D sque l'orage avolt cesse, it sorioit, fansque te Pere Claver re ut entendu, ni qu'il sui revenu un se ut instant de sacontemplation.
volt dans son Oraisen; parce quil prittoujOurs tin tres-grand soin de les ca-cher: mais son humilite prosonde, saprodigieu se mortification, sa patience invincibie dans les trauaux, sin par- fait delachement des Creatures,son eX- treme mepris de lui- me me, sa pure te
de vie ; cet esprit Prophetique qui tui decolavroit les bes ins des absens, teschoses futures,& les secreis des Coeurs: en un mot , ses ravissemens & ses era, lases, soni des pre uves in contestabies de ses communications intimes axe CDieu, & du sublime degre de contemplation au quel ii sui eleve. On te vit 1 olivent, soli quandilo Troit te Divin Sacrifice , soli quandau milieu de ses pauvres de Saint Lagare ii recito it avec euX les prieres qu'il leur avolt appris es, soli me me
quand it a sistoit les Crimineis a la
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le silence de la nuit sitoit specialementdestine a ses Oraisons les plus ferventes , quelqiquia qui passoit pres de saporte vit une sols a travers des sentes une ectat si extraordinaire , qu'il crutque te seu eloit dans la chambre. Ilentra brusquement, & il apperqui une lumiere augidouce que vive, au milieu de laquelle te Servileur de Dieueleve de Terre paroisoit immobile,
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Hom me tres-mortifie, d'avoirete sum pris dans cet etat, fit prometire te si- lance au Frere qui, apres la mort duΡere, attesta te fait avec serment. Malgre tam de faveurs extraordi
netre toute entiere de son Amour;
ritualite qui puissent bien sentir to ut
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sons , par se representer vivemenr les Mysteres douloureux d'un Homme-Dieu; & de la tendre considerationde ses peines, it cloit insens1blement lata a la sublime contemplation deson Effence , sans pertie in instant de vue ce Divin objet.
Dans ces momens, it tenoit ordinat- rement en main quelques petites Images qui tui representotent te Mystere
