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APPENDICE. 167 procedes n'ont eu d'autre succes que de Dire con-noitre l'augmentation du polds des chaiax de Ier, pari'acide qui s'y est concentre. Le fer ductile a donne Par cent 39 liv. d'augmentation ; le fer cassant ach ud, 37 4 liv. , & le fer cassant a froid 4o bures. Mais tes parties fixes ne se soni potnt de m poleesau potnt de seres oudre en acide radicat, doni M. Ber-gman presume que te fer, meme tous les metaUSssent composes. Quoique cette decolaverte paroisse
presenter les pins grandes dissicultes, M. Bergmaniae desespere pas d'y parvenir. Dans la section qui trai te du magnetis me dia fer,
noitre a quel degre les. disserentes varietes de fonte& de fer peuvent se charger du principe magne lique , & s'iis presentent a cet egard des esse is sensis bies & analogues a leur caractere. I 'on lait quo te fer est perme able aux ecoulemen Selectriques , comme a ceux du magnetisme, Ce qu3fait foupconner avec fondement, que ces de UX prὶn cipes o ni beaucoup d 'analogie. I 'acier recoit une Pluta grande affluence d'ecoulement d'atmosphere m3 ne iique que te fer, parce que t acter contient Une plus
grande dose de la mallere dias eu qui aula grand Iap-POrt aveo les atmospheres electriques. de Vai r3PPO
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ter une observation journabere qui appule ce sentiment. I a fonte de fer blanche , qui a te plus de rap-pori a Pacier, est sta jette a s'eclater en refroidissant, meme plusleurs mois apros avoir ete coulee, & plus particulierement si elle est exposiae a l'air. J'ai vudes plaques de fonte & des bouleis, se briser avecfracas a la suile d'une plute ora gelasse electris e par le
Echau se es aut aravant par Pardeur dii soleil. de connois la plus grande partie des forges duRoyaume;jeine suis informe exacte ment, dans chacune de celles que j 'ai visite es, si te tonnerre y ctoit tombe: par-tout j'at eu uiae reponse univoque , que la udre1setoit jamais tombee stir les batimens des atellers de fabrication ; que la tradition la plus rectile e ne falsoit nulle mention qu une forge ait ete frappee dii ton-nerre. Il faut dono que la mallere dia fer qui est tou-jours en masse & en mota vement dans les forges, absorbe la malilre electrique de Patmosphere & empe-che rexplosion. On dira petit-etre que les forges etant sitiae es sur lecours des Eaux qui co talent toujo tars dans
poisson. It y a donc lieu de croire que ratmosphere magnetique des s Orges absorbe Pelectricite.
M. Berginan apres avoir rempli sa tache, avoirde montre les resulta is de ses propres experiences, &en a voir developpe les esseis , rapporte quel ques
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Il n'est pas question du fer cassant a stoid, dans ceseXperiences qui prouuent que te fer trop long-temps expose a l'action d'une chaleur vehemente, s'est de Compose , puisqu'il est devenu plus fragile; ce qui
Dans te cours de son analyse , M. Berginan tire deses experiences, des consequences que l'On peut ne Considerer qne comme des inductions fur la nature &la quantite des parties constitutives du fer dans sesdivers etais section ΙX : G) La fonte de fer, ou ser crud selon cet auteur, Con fient plus de parties etrangeres, c'est-a dire de malle rosilice a se , de plombagine & de manganaise , CC queron doli eniendre dans les articles sutuans; qu'elle est molns chargee de phlogistique coagulant & de re
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esteis contraires 3 car la plombagine etant plus abon- dante dans la fonte que dans le ter , elle deuroit ren-dre la fonte plus infusible que te fer; cependant lasonte est fusil,le , & le fer ne i est pas: mais Cest quela fonte contient motus de phlogistique , que de lamatiere de la chaleur qui est te principe de la fusibilite.
ties etrangeres que la fonte , & plus que te fer; coqui paroit demoratre par ses experiences qui induquent ausit que l'acter est doue d'une plus forte dola
bagine est un principe necessatre a l'acier, qu'elle est aussi la cause de son endurcissement a la trempe. Nous ne pensons pas de meme. Il est certain que l'acter naturet & le cemente sontPlus purs que la fonte, parce que l'assinage les a de-pouilles de beaucoup de matteres etrangereS : mais Comment l'acter cemente peut-il contenir plus de Plombagine, de manganais e ou de mattere siliceuse,
que te fer doni ii est forme , & dans tequel surement
qu'elles deviennent te principe adierant; mais it fautle prouuer par la demonstration; & voici la routequ'il convicia troit de suture. L'on prendroit dia fer doux en quantite lassisante, asin d'avoir des produlis asseet considerabies potar tram Vallier en grand avec certitudo : on te feroit dissotadro
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APPENDI E. 17 ria dissolution bien claire&bien homogene seroit precipitee par viae liqueur alhaline caustique; te precipite seroti successivement se che & mis en digestion aveci'acide nitreux , l'acide marin & l'acide du vinaigre ;ensuite cette chaux epuliae de toutes substances etra geres, seroti revivisiee en sonte de fer , a Tnee en-1uite pour la Dire passer a i etat de fer ductile qui seroit converti en acier par la cementation , & puis analyse potarconnolire s'il se seroit forme de la pio bagine, de la manganaise & de la mattere siliceuse talors On pourra decider que ces trois substances sonides resultats de particules ferreuses detruites & recor hinees par Une notavelle modification ; & quand onaura bien prouue cette these , je demonrrerat que laplombagine n'est poliat te principe acierant, n'est poliat la cause de l'endurcissement de l'acter par latrempe, & que c'est uniquement la mallere de lachaleur qui esst plus abondante dans l'acter que . luphlogistique, qui tui doniae la propriete de durcir a latrempe; ainsi qu'au verre qui en est egalement sus- ceptibio avnsi haut degre . qu il ectate sevi, parceque dans le verre, la mallere de la chaleur est unie ala mattere electrique , ce qui se demontre par te in tras de Bologne & la larine batavique.
M. Bergman, est particulierement te fer pur. Sa ductilite & son elasticite , procedent d'une juste combi-naison de la mallere de la chaleur & du phlogistique. Je suis d'accord sur ce poliat avec ces avant. La mallere de la chaleur & le phlogistique , soni deux etres qui
de celui qui est en molns, di qui tui est subordoniae.
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i et APPENDICE. Ce juste poliat de saturation donne la ductilite complete & la tenacite. Dans la fonte & l'acier, c est lamatiere de la chaleur qui est predominante ; aussit acter a-t-il plus de disposition a la fusibilite que te fer,ce qui te rapproche de l'etat de la fonte qui de toutestes varietes du fer est douee preeminement de la propriete fusibie; elle est privee de la ductilite & presque
de l'elasticite. M. Bergman en expolant son sentiment laria causede la fragilite dia fer cassant a chaud , pense qu'elle Procede d'un corps quelconque qui deteriore te phlogistique dia fer, & lui doniae uiae mauuaise odeur Le phlogistique n'a pas bes in d'etre impregne de riende vicietix pour exhaler uiae odeur desagreable , im- Portune ; sur-tout celui qui se developpe dia fer & du
surchargee par la constitution des corps doni ii se se. Pare, C'est-a-dire , par les substances hulleus es qui se combinent avec tui; mais nous sommes fondes acroireque ce n'est que la surabon lance da phlogistique qui profluit te vice dii fer cassant a chaud. Le phlogistique uni a l)air, est Paliment du seu : un corps qui en est furcharge, & qui est expose au seu, en est promplement penetre. Le seu cherche sonaliment dissemine dans les molecules du fer, les separe , les brute, &Cette destruebon legere empeche de rallier les parties du fer , & de se fouder a chaud. M. Bergmata n est pas bien eloigne de ce sentiment : car il reconnoit dans te fer cassant a chaud, Une surabondance de phlogistique : il est urat qu'ilmel la mallere de la chaleur aussi en plus dans cette variete de fer, dans tequel je considere te vice de
cassant a chaud , comine procedant d'une surabon-dance de phlogistique, & en excedance a la mattere de la chaleur.
Le fer cassant a stoidtire Porigine de ce defaut, selon
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M. Berginan, de la chaux blanche qui se precipite de la distolution du fer , ex p. 268 , dans l'acide ubtriolique ; laquelle it regarde comme surchargee dephlogistique. Je pente au contraire, que cette chaUX est plus chargee de la mallere dela chaleur, & queCe ne pourroit e tre qu'a cet egard qu'elle pourroit contribuer a la fragilite du fer cassant a froid ; car jesuis bien persuade que ce n'est que l'exces de la ma-tiere de la chaleur qui reiad te fer cassant a stoid, ainsique l'acter doni ii est tres-volsin, & il 14'en dissereque du plus au molns ; car tout fer cassant a froid, montre la propriete de Pacier. cest-a-dire , de chavLfer promptement, & de prendre de la durete a la
Je suis tres-convaincu que la quantite disserente &respective de la mallere de la chaleur & du phlogistique, forment laseule cause des varietes dia fer, sans
avoir egard aux maiieres etrangeres. Plus de mattere
de la chaleur & molns de phlogistique , produissent
Une Couleur blanche, une substance grainue, la fusibilite & la fragilite a froid dans la fonte, i 'acier &le ser cassant a fro1d. Une dose de l'une & de l'autre , balance les esseis de l'exces, donne uiae couleurgrise, Une elota fibreuse, de latenacite & de la ductilite dans totas les cas; tei, te fer doux & ductile. Plus de phlogistique que de mattere de la chaleur , rembrunit lacouleur grise , augmente te ners, decompose une partie de la substance du fer , te Lit bruter; tet, te fercassant a chaud : ausit volt-on que cette variete dufer contient plus de ce que M. Bergnaan appelle plombagine. I 'on dira ; mais certain minerat de fer, doniae constamment dia fer ductile ; un aiatre, dia fer cassant B chaud ; uia avtre, du fer cassant a froid. J'at deux reponses a seire a cette objection qui est tres- ndee,& qui sembleroit altaquer mon sentiment par sesbases.
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une gueus e de fonte de fer, divisee en quatre parties, ou quatre gueuies couloes du meme j et de fonte , laquelle sera consequemment identique. Avecte ia'. IV , je ferai du fer tres-doux, nerveux, ductile a chaud& a froid , du fer de boniae qualite. Avec te nV. 2 ,
ferat que changer la forme du yer & la direction duvent, & plus ou molns travailler te fer. Volla un fait qui se passe totis les j ours fous les yeux de celix quiveulent te voir; & fouvent un assine ur demande a sonmaitre, s'il travaillera en fer doux , en fer cassant, ou en fer fori qui est aciereux. Il arrive totas les j ours, que l'on trouve des fers cassanis, lors tu'iis sont en barres brutes, telles qu'elles sortent de la premi ere fabrication ; & qu'en tes corroyant ou en tes passant au reverbere des fenderies& des platisseries , ces fers reprennent du ners S. dela ductilite, en perdant leur fragilite a froid. Do ces fatis, ne peut-on pas conclure, que cene soni poliat des matteres introduites qui ont modi-fie ces fers provenans de la meme fonte, & que con .st que la maniere d'appliquer te seu aux moleCU-les metalliques, potar les impregner a volonte, plus oumoins, de lamatiere de la chaleur ou du phlogiitique Quant aux proprietes des minerais qui imprimentdes caracteres constans dans chaque es pece, & varians dans cliaque genre , ces causes ne soni potnt
En generat, ii n'y a que trois substances terreuses,la vitres cibie, rargilleuso & la calcaire ; toutes les aus
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APPENDICE- 17stres terres disserem ment quali fiees, ne sent que des derives & des lauances de ces trois bases fondamentales. En e cartant les substances metalliques & les principes mineralis aleurs qui peuvent eire combines avectes minerais , nous verrons que la substance vitreuissurabonde en mattere de la chaleur, & que toutestes mines qui en soni impregnees, donnent des fers cassans a froid, & produissent de l'acter ; mais pourcette derniere variete de fer , lorsque te minerat 14'en contient pas asseZ, On y en ajOute pendant roperation
La substance calcaire au contraire, est tres-pauvreen mattere de la chaleur, en est tres-avide & contient du phlogistique; elle produit des fers doux &ductiles. Une juste dose de ces deux subctances pro- duit uia mervellieux esset, en ce que, se servant mutuellement de fondant, elles se penetrent, se dissolvent, combinent leur principe au potiat de la saturation , accelerent la fusion du minerat, ne fournissenta la fonte aucula principe additionia et, surabondant;& il en resulte uia fer fori nerveux , doux & ductile C'est lar ce principe qu'est fondee Une excellente observation de pratique qui a demontre l'avantage de combiner les minerais calcaires avec les vitres cibies, pour les traiter dans les grands fourneaux de fonderie. Lorsque l'on n'a que des minerais vitres cibies ou argilleux, it faut y combiner de la castine ou pierre calcaire , & vice very E; si ron n'a que des minerais calcaires , ii faut y employer du quartet ou de Pargile. Les nuances infinies des varietes de la propriete des fers , procedent bien plus de la graduation derexces ou du molns du principe dia seu ; & du phlogistique , que des substances metalliques ou au tres quipeuvent y etre combinees Ouinterposees,& d'apres cesprincipes fondes fur la pratique, voici uia tableau hypothetique de ces proportions dans les varietes du fer.
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i 6 APPENDICE. Tableau bpothetique des quantites respectives de lamatiere de la chaleur O du phlogistique qui constituales die erentes varietes ta feri
Varietes du Fer. Matiere de la chaleurou seu fixe.
ou seu volatii. Fonte blanche. .
mais simplement proportionia elles , a treS-peia Pres. Je pense que pOur parvenir a connoitre pars alte-ment les parties constitutives du fer, & celles desmatieres euangeres metalliques qui pelavent se combiner , & les terreuses qui s'interpossent avec les mo- lecules du fer, l'on ne deuroit pas negliger de Dire des analyses exactes de toustes recremens des forges, meme des mines de chaque caractere ; asin de con-noitre d'abord quelles sont les substances qui soni mineralisees, combinees 5 melangees avec les mine-rais, & qui peuvent s'unir au fer dans les diverses operations de sa metallisation : d'un auire cote, en eX minant les recremens du ser l'on decolavriroit tesmatieres qui S'en separent plus ou moins, & doni des portions peuvent rester unies au fer par tresset derin- exactitude des operations de l'assinage. Les mines les plus importantes a examiner, senties mines primitives mineralis es en silotas. It y en a
