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- guste liberte de nome. O pere infortunei quoi queus it te jugement de la posui ritu, tu nol iras qua uu satiat amom de la patrie, ii la passion imperieu se deu la gloire in
Et voltu des vers que Virgile a recitem lui-mhme a lac ur dAugusto, et fur te theatro de Romelou sont-i Is Ies modernes detracteurs de Virgileῖou sont-ils ccs coeurs hardis, independanis, qui i'accusent da dulation et de faihi esset Qti'ils viennent
ire ora noni qui tui rappelle lo meuririer de son peret Lui diront- iis quo Brutus est te vel geur des lois, et te fonda inur . 'un goia veri ement libre; animamque superbum ultoris Bruti Z Arracheront-ils les Discearaxa la royaute, potir les porter devant te premier consul de la republique; fnscesque i idere receptos Z Mais
con damnert Peut-il pardon neri Prono Iacra VOuS- muri es, utcumque ferent ea facta minores. Tandis quovous balaneri, que vocis fremisseZ, les en tanta CouPa-hles Ont dria vecu: et je vois sieger au-dessus illi tribunal d un pore, trois juges supremes, qui Comman dent Bri mni tres, qui gravent en lettres de sang lor uili od by COOste
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decret eternet, te decret irrevoca hie contre les tral tres a leur paysi Ces trois juges, ou plutot ces trois divinites, soni tu liberte, la patrie et la gloiret . . .
Ad mrnam pulchra pro libertate Dorabit: Vincet amor miris, laudumque immensa cupido.
Anchise montre en sui te a son fit , Iules Cosar et Pompeer u Tu vois Ces deux au tres guerriere qui bril-ulent fous une armure sein blatile: iis soni amis main. .. teriunt, et tunt tu' iis habiteront renapi redo reter elle
u clino des Alpes ci des roci ors consacros a Nercule.. solitaire; te gendi e soli leve et potisse contre lui tous. les peti pies de I 'orienti Ahi ines en fanis, ri a coia Lu-- mra Potnt vos Coeum a Ces guerres impios; ne to Ur- . Deg poliat les forces in vinci hi s de la patrie contreu ses en trailles; et tot, qui descends des di euX, par-udoniac lo Premier; rejet te lo in de tot ces armosu cruelles: pardoniae, o Dion fit si o mon sangi ,
Ilice autem, paribus quas fulere cernis in armis, Concordes animae nunc, Et dum nocte prementur. Heus quantum inter se bellum, si lumina vitae Adtigerint, quantas acies, stragemque ciebunt Aggeribus socer Alpinis, atque arce Monoeci Descendens; gener aduersis instructus Eois. Xe, Pueri, ne tanta animis adsuescita bella; Neu muriae validas in Discera υerliis vires lTuque prior, tu Parce, genus qui ducis Olynim:
Projice telia manu, sanquis meu5.
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deni emis; les concurrenis Sy ren contrent sans cra inteet sans jalouste; concordes animae, Paribus in armis. Mais tu vois relui re dans la Duil pro uile ces armes
rivales, ambitieuses, fulgere cernis; si ces guerriere parviennent iam ais a la tu iniere des cieux, sits arri-Vent ensem hic fur cet te terre de crimes, si te diadem ea Dappe leurs regariis, si lumina Ditar adtigerint: h last tota te alliance est romphae, Ic satig Va CO Dier aflois pressest quantas acies stragemque ciebunt fCesar descend dii haut des Alpes; Sest uia tion qui rugit, C est ian torrent qui se dehorde, aq9eribus socer Alpinis descendEnS. POInpeo rassomble et conduit les nations do l'orient; c est i 'appui dii senat. c'est te defenseur des lois qui va
ycuX, lcurs glaives ont sol f de sangi heu quantum inter se belluml Au miliou deces desas tres. Onera tendrosorinor les titros de beau -pere et de gentire, qui fontde Ceile guerre plus que civile, uiae querelle impie,
un forsa it execrabie par qui soni brises les liens dusang et les dro iis de la patrio;
Bella Per Emathios plus quam ciuilia Campos.
A cette illis, Anchise oublie qu lineo est devant tui: il sadresse a Pompis, a Cesar; il solance aia ni ilicii des plaines de Pharsale, et icur crie: κ Mos eri- sanis, balanisseZ de vos coeum ces lia ines parricides; ric Pueri, ne tanta animis adsuescite bella; ne declii rea Pus de vos maius Ios enim illes de Ia patrie; neu Patrue
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co ur qui lit dans I'a venir les disson si Ons de sa famille, ne tui suffit pas encore. li pari ait dabord aux detix
ri Vau X, ne, pueri; bientot son attention se tOuriae surun scul, tuque prior; surcelui qui nai tradeson sang;
il l appelle, mon fils, sanquis metis; il l avertit quo sonorigine vient des dicux, genus qui ducis olymim; et
que leur exemplo commande de pardor ner; PARCE. Ce langage eleve a-la- is, et les dieiax, cu les prinsentani comme los modeles de la bonte, et les Cesar, en metiant Ia clemetice au Dombro de leurs promters devotra : on entrevolt qu un jOur ce sis des di eux Portera colle vertu ius tu au PO int de s'en repentir: clementia usque ad Poenitentiam omnes surrabit. Eu
esset, ii tombera fous te po ignard de ceux qu it sau-vait avx plaines de Pharsale, en repetant a ses soldatat'expression meme dAnchise; PARCE ciυibus. Paditout on entend lame de Virgile; on sent qu'ila pulso ces v re si patheliques dans les fou venire des chirandi de sa jeu nesse; il avait uti les torches de Iaguerre intestine, it avait Perdu te cham p Paternet dans ces j oum de discorde, en quo discordia ciυes ρem duxit miseros. Lui-meme, it avait via leve fur sa tetele fer d'un centurion, d'un spoliateur, in ius miles, barbarus has segetest Ce 'est done plus Anchis' c est Virgile meme, qui se precipite entre Cesar et Pompco,pour arracher de leurs mains te glaive parricide, Prinjice tela manu. Et ces traiis de covrage, ii ne les cloit qu a la conscience de sa propre dignite : Auguste nes'en offensa jamais; il savait que la lovange, POur et re glorieuse, devait Otre independante. Εnfin, nous arrivons au tableau qui termine le
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Adspice, ut Du0nis spoliis Maicellus Opimis Dyreditur.
comme ii domine la Mule de sa toto iri omphantet Anchise allait continuer lorsque son si is i interrori Pt, atque hic AEneas. Iusqua Ce m Onient, les heros Ruvari calent avre Mn air do trionaphe. Cependant un jeune homine marche a coto de Marcellus, una namque in videbat: co jeune homine est orno de inutes les gracinde la heaute, egregium forma juvenem; il est COMVert, commo tui, d uno armure etii celante. et fulgentissus armis. Mais son visage est triste, sed frons laeta Parum ἔses Felix huissos vers la terre, et dejecto lumina uultu.
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pleura, par des sangloisi Tum Pater Anchises lacry mis ingressus obortis. Sa dou leur ectate: Ο mon filsidi ii; et ce premier cri fori du fonddc i'aino: o nates Quel deuit effroyabiel ingentem luctum; no me di mande rien; laisse-mOi, ne quinyes Reprocho tendi oet doulo ureux; o mon fit si cest uia deuit potir tot,
pour nos e fanis : luctum ne quoere tuorum.
Enee pleure a son tour, et fremit des armis du destin. Ledestin De velit pas que ce jeuiae heros demetire sur Ia terre: te mon de te vorra; mais te ciet ne seraque te Ino trer ian instant, Ostendent terris hunc tantum fatal bieni ot ii te rappellera dans son sein; lomonile nest pas digne de te garder; neque ultra esse
Comme cetis Deusde reliausse ses Vertust quelle energiel Par tui, les Romesns deviendraient rivanx des dieux memesi Alom Enee demande son nom. Mais Anchise ne voltque Ies matheum; it nentend que les gemissemenis de tout uti peti pie, qui retentissent dans te champde Μars, et qui Dappent, ebrantent, epou antenties murs de la vilia eternelie t quantos ille υirum magnam Maυortis ad urbem campus aget gemitus lIl voti deis Ia pompa funebre savancer, et Ie ho-
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cher fatal se drossor fur los hords dii Imbre. II invoque te dieii du fleuve, potir contemplor, Pori P r CC- voir et muter dans son sein tes lamnes du peia ple-roi; Del quar, Tiberine, videbis funera, quum tumulum Proet liabene recentemfPleuro, cite de Mars; pleurog, hahitanis dii Latium: in mais entant d Ilion ne donia ora de plus belles cspe
raneos a sa seconde patrie :Nec puer Iliaca quisquam de gente Latinos In tutatum sim tollet iaυOs.
Jamais la ville de Romulus, si seconde eri Conquerunta, en rois, en orateurs, en magnanimes cit OFens. nc se vaniora d avoir pro luit ian tel nourrisson; nec Romula quondam ullo se tellus tantum jactabit alumno. Ici, les sanglois d'Anchise redoublent; tin cri dodos pOir retentii dans cliacun do ces mois : heu Pi
tus f heu prisca Iidest Que de foupire sochappetit decet te prosodie briseel La religion, la justice, la patrie
Oplorem te redemandent au tomi, M. Pierax commediuma, heu Pietast veri elix comme Fabricius, heu prisca fides s il sera it valliant, in vincibi e commo Sciapioni invictaque belio dexterat Avec quelle complai-sance it sarrete sur la valeur guerrieret comme ii ser POSeriri moment fur Cetto sitialite distinctive dos Romainst Qui polirra tui resister, quand son glaive irritebrillera dans ses maiust Qui potirra se defendro deses Coum, tui arracher sa prolet Personne. Non illi quisquam se in une tulisset Obυius armato. Ni les Gau-lois eux-m mes, IOrs tu it marchera contreeux a pie i, a la tete de nos legions, seti quum pedes iret in hostem ni ces Ah i ins, si fiere de leum chovaiax sau asses ei Disiliaco by Corale
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sans fretia, lorsquil preciPitera Contre Eux son coiii ster ecumant, seu FumiantiS equi foderet calcaribus ammos. Non, non, it triOmphera Partoui; sternet Poenos
Gallumque rebellem; ce triomphe imagina ire redou hieles regrets dAnchise; un dernier effori briseson amolHelast j eune et matheureux Princet heu miserande
pueri Quel accent plainti fi Ahi si tu peux vainere unjour la rigueur da destini si qua fata asPera rumpas fComme cette durete de termes mini lapreto du sorti Enfin, uti noni sechappe de sa bouche, et c'est Ionom d uno famille de heros; tu Marcellus eris f. . . A ces mois, j ententis un cri dochirant; je vois Iemaitre dii monde palir de dou leur; son trone chancelle l. . . . quelle mi Cette reine qui Sevanouit, et qui iombe dans les bras du monarque 'Εlle est mere. Otii Romains, e est son fils qui devait un jour votis rendrelegrand Marcellus, Marcellus tout eritier : SeCour dono octavie, Auguste, et Virgile lui eme, car Iadouleur les a tous terrasses. La consternation est ge
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lui du molns des fleum pour son Petit-fils, animamque re olis his saltem accumulem donis. Ne senteEvous pas ta melancolle la plus profonde dans cestilois vagum, et fungar inani munerest Quand on reflechit fur ces uerilibres paroles, qui expriment un devotr inutile, mais sacre; quand on Volt que ce demier mot, muraene, commen e uti Verset te brise au premicr plia; on croit que te discourati est pas fini; qu'il est seulement interrompu, et quel attendrisscinom n a pas Iaisse la force de eontinuer. Et comment Anchise ne sorait-il pas emuῖ Nou
D Emes nous ne P uvonfi lire res vors, sans verser des
Pleum. Cest une elogie admirabie, oti l expressions,les images soni Em proin tes de tristesso. 8ans doute, Virgile avait uu tomber sous ges yeuxeetto Rour si brillante et si tot moisgon nee i ii avait rectioilli les premicra minissetnenis d'Auguste. les preni tres sanglori d uno moro Di d uno epouso desol es; on te Crotrait, du moins, a da maniere doni Anchiso interprete i affliction dii poete, de la famille et de lapatrie. Cest uti oraterar en tarni ι cest Auguste lui-merne, pronon ant ali milieti de la futato coremonidi
Et quand on pense, qiisu Iisu de Marcellus Romevit monter sur Ie trono de t univers, qui ' un tiaonstretet que Tibere; on Demit de rep/ter est vers, qui nescmble d abord que lex pression de la 9imple do letiri
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EN IDE VI. MARCELLUS. 65sfaite; images fortes et profondes ; poesio sublime. Uimagination, la pens e soni ravies a une hauteur Prodigieuse, et n'en descendent jamais. Et Ia dictionielle a quelque cliose de furnaturet, de presque divin. On sent ii chaque page que l'auteur sest penetre detoute la dignito de la religion, de Ia politique et de lamorale; qu'il sest rempli du beau genie de Pyilia-gore et de Platon; tant it mole te langage du phil
sophe et dii legislateur u l'accent dia poetei Cest uninterprete inspiro par les dieux; et ses vera soni des oraclos. It a su, par Mn rhythme et par des vers toui Ours unalogues au sui et, peindre Ies horreum duTartare, uussi bien que les delices de Istlysee: et latcinis generale luisse dominor datis c tableau une Va Ur SOmbre, qui ne perin et pas d oublier que l.
tion se passe datis Iempire des moris. On recora ait Virgile a ce sentiment uos convcnanees; mais, uPr
