Le traité des trois imposteurs (De tribus impostoribus, M.D.IIC) : tr. pour la première fois en français ... précédé d'une notice philologique et bibliographique

발행: 1867년

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da is qui a traduit en si ansais te livre de is Religion du

de t Immortalitsi de l'ame, raisonnant en pur philos0phe et salsant abstraction de la croyance catholique, a laquelle solennellement a la sin de ses livres it proleste de se soli- metire, a ossi dire que la doctrine de Pimmortalii si del 'anae avali sitsi introduite par inus les sonitatevrs de religion potar contenti' les peti pies dans te devotr; en quoi, ou tout te monile, ou la plus grande parite, silait dupe, parce que je suppose, oute-t-il, qu 'il n y ait que trois religions, celle de asisus Christi colle de Moise et relle

de Mahomet; si 10utes les trois s0nt satisses, ii s ensuitque tout te monile est tr0mpe; raison nement scandalelix et qui, nonobstant totiles les precautions de Pomponace, a donlisi lieu a Jaeques Charpentier de flacri er : . Quid vel hac s0la dubitatione in christiana schola cogitari potest perniciosius ' si Cardan sait enc0re pis dans te On-gieme de ses livres de la Subtilite; il compare entre elles succinctement les quatre religions gensirales, et apres tesavoir tali disputer i une contre t 'aut re, sans qu il se dύ- elare potir auculae, it sinit brusquement de cette sorte :j liis igitur arbitrio victoriae relictis; h ce qui signis ie tu il laisse ait hasard a d siet ter de la victoire ; paroles iii it corrige de lui-mdine dans la seconde edition. Ce qui

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n 'a pas emphelisi qu'il n)en ait sile repris tre algi ementi rois ans a pres par Jules scaliger, a cause dii sens terribie lii 'elles rensermalent et de Pindisssi rence qu elles mai qualent de la part de Cardan, totiebant la victoire quel 'un des quatre partis, quel qu il siit, potiva it remp0rier, soli par la force des rai sons, soli par la tarce des armeS. Dans te dernier article dii Naudinaria, qui est une rapsodie de Muties et de salissetes, it y a quel ques recherches confuses tolichant te livre Des trois Impos teurs. It y est dit que Bamus t 'attribu ait a Postet, ce qui ne se trotaVenulle part dans les sic riis de Ramus ; quoique Post et exitii 'etranges visions, et que Henri Elienne dύpose tui avoiroui dire que des trois religions, ta j iiive, la chrsilienne et

la malio metane, on potiri ait en latre une boniae, it n apourtant dans aucti ne de ses oeuvres altaque la missionde Moise, ni la divinit si de Jesus-Christ, et D a pas memeossi soliten ir en termes prsicis que cetie religi euse hospitali ere usinitienne, qu'il appelait sa mere Ieanne, seratila redemptrice des lammes, comme Isis us-Christ a vati sitsirsidem pleur des hommes. Seu lement, apres avoir dit quedans Phom me animus sit ait la partie masculine, animala traminine, it a ou la soli e d ' outerque ces deux parties arant sit si corrumpia es par te psichsi, sa mere dean ne reparet ait la seminine, comine Isisus-Christ avait Psiparsi lamasculine. Le livre ou ii d sibi te cet te extravagance sutim primo in l6 a Paris i an l555, solis te titre des troismet Deilleuses Victo ires des Femmes, et n'est pas devenia si rare qu'on ne te troiive encore asseZ aissiment; etl 'on veri ait de meme celui qu it aurait publie des trois posteurs, s il sitati urat qu'il sui venit a cet exces

declara haut ement que t 'olivi age et ait de Michel Servet,

et ne se sit aucula serupule, potir se vetager destiuguenois,

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ses calomniateura, de leur imposer, dans une letire qu'ilsierivit 1 Masius t 'an 1565, d avoir eux-memes saltimprimer ce livrea Caen : si Nesarium illud trium Impostorum commentum, seu liber contra Christum, Moisem et Ma-h0metem, Cadomi nuper ab illis qui Evangelio Calvini se

addictissimos profitentur typis excusus est; η au msime

noni de Lucilio Vanino, accussi d 'avoir repandu ce mau-vais livre en France quel ques annees avant celle de sonsupplice.

vus dii sens commvn, qui puissent admetire ces impertinences et assurer que ce livre se vendati publiquernental ors en divers endrotis de P Europe, les exemplaires ta en levi'aient pas et re si rares, uia seul sussi'ait potir res0ud rela question; mais on n'en volt aucula, ni de ceuX-la, ni

de celix qu'on dit avoir etsi imprimes, soli par Chrsitiens l

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PIRCES JUSTIFICATI VESWechel, a Paris, vers te nillieu dii set Iieme siecte, soli par te nomin si Nachi egat, a la Ilaye, en 16l4 ou lGl5. Lopere Theophile Raynaud a dii que te premier, de riche lu'il ei ait, tomba par punition divine dans une exti'sime palavreisi. Mulierus dit que te seconii sui chasssi de la Hare avec ignominie. Mais Bayle, dans son Dictionnaire, aunom de Mechel, a soli dement resut si la sable qu on adsibi iee de cet imprime ui . A l 'sigarii de Xach tegat, Spi-Zelius rapporte que et homine, qui sita it d 'Αlchmar, sutebasse, n0n p0ur avoir publisi te livre des trois Impostfurs, mais p 0ur 1 avoir profersi quel ques blasphemes de

tience ce que dit Vincent Placcius dans l edition in-solio de son vaste 0uvrage, De Anonymis et Pseudonymis; Chrsilien Κοrtholt dans son livre De tribus Impostoribus, revia par son sis Sebasti en; et ensin Struvius dansi edition de 4706 desa dissertation De doctis Impost ribus, on ne tro uvera rien dans leurs recherches qui proiive que ce livre a exisssi; et ii est elonnant que Struvius, qui, malgi si les pretives les plus spsicleuses que Teniretius avait pii tui rapporter de t existence de celivre. s sit ait i oujours tenu serme a la negative, se soliavissi di pilis de croire te livre existant fur la plus frivoleraison qui se puisse imagine P. Une prsi sace a necdote de Pistheismus triumphatus tui sitant tombsie entre les mains, it y trouua que Pauleur potar se disculper dii crime qu on tui avait impulsi d avoirsa it te livre De tribus Imposioribus, repondit que trenteans avant qu ii vini au monile, ce livre avait xii te j0ur. Cliose merueilleusel cette rep0nse ava iacee en i 'air a parusi d simonstrative a Struvius, qu'il a cesssi de d0uter dei existence dii livre, concluant qu'elle ei ait fure, puis tu iln'sitati plus permis it ignorer te temps de l'sidition, qui,

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ayant prsice Isi de irente ans la naissance de Campanelle, aiu luee en i 568, tonabait par conssiquent iuste en i 558. De la , potissant les ii sico uvertes plus lolii, ii s est dύte mitisi a prendi e Boccace polar auteur dii livre, par tinenia uvat se interpretation dii livre de Campanelle, qui, auchapitre 2, n0 6, dii livre in titulsi Atheramus triumphatus, s exprime en ces termes : u Hinc Boccacius in sabellis impiis probare contendit non posse discerni inter legem Christi, Moisis et Mabometis, quia eadem signa habentuti tres annuli consimiles. n Mais Campanelle a-t-il eniendii par la que Boccace sui aut eur dii livre De tribus Imposioribus 8 Bien to in de cela, i sipondant ait leurs acet te objection des athees, it dit 1 avo ir satis sati a illeurs, si contra Boccacium et librum De tribus Imp0storibus , et Struvius, ait para g. 9 de sa dissertation De doctis Imposioribus, cite lui-msi me te passage d Eriistius, qui ditque Campanelle lui a dii que te livi e sit ait de Muret ;mais Muret sit ait ne en 1526, et te livre arant sit si impri insien l558, Muret ne poliva it avoir que douge ans, asse au-quel on ne prsis umera iam ais qu il ait sit si capable d avo irco inpossi iiii iel livre. Il saut done conclure que te livre De tribus Imposioribus, sicrit en latin et impri nisi en Allem agne, n'a jam ais existe. Il n 1 a jama is eu de livre imprim si, quelque rare qu'il ait etsi, donion ii' ait eu plus de connaissa iace, et plus distincte, et plus circonstanc iee. Quoi lii 'on ii ait poliat xv les ceu vires de Michel Servet, On a t0uj0urs su qu elles avalent sitsi imprimees, ou ellest 'avalent site. Λxant les detix editions modernes qui ont sit si saltes dii Cymbalum mundi, ouvrage de Bonaventure des Perriers, cachsi suus te no in de Thomas dii Cle-vier, qui dit i 'avoir traduit dii latin, et doni ii ne restatique de ux exemplaires anciens, i uia dans la bibliotheque dii roi, et i 'autre dans celle de M. Bigot, de Rouen, On

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vrier l575, apres avoir abiure sola eri eur, petit livre detrei Ze pages in-80, impi4msi sans nona de lieu et sans date, tres-mal raisonnsi, mais si rare, que I exempla ire tu en avait M. t 'abb6 d Esti sies est peii si ire t unique. Qua nil totas ces lixi es auraient absolument peri, on nedout ei ait pas iasian molns qu iis n'eiassent existo, parceque leur histoire est aussi urate que celle dii livire Destro is Impos teurs est apocryphe.

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U ne espece de dissertation, asseZ peu demonstrative, qui se troiive a la sin de la nou velle sidition dii Mens yia na lii 'on vient de publier en ce pays, me doniae occasionde metire la main a la plume, potir donner quelque ce titude ait public fur un init sur tequel ii semble que totistes savanis velitent exercer levi' critique, et en nasimetemps p0ur disculper un grand ii Ombre de tres-habiles Pers0nnasses, et meme quel ques-uns d 'une vertii distin gusie, qu'on a tacti si de satre passer potir eire les auteti dii livi e qui fait te si ij et de cette dissertation qu on ditet re de M. de la Monitore ; je ne dolite pas que cenouveaii livre ne scit dria entre vos mains : votis voJeaque je xeux parier dii petit traiisi De tribus Impostoribus. I 'auteur de la dissertation scutient la non-existencede ce livre, et tache de prouuer son sentiment par des

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conjectures, et sans aucune pretive capable de satre impression sur un esprit accoutumsi a ne pas solistri r qu'onlui en lasse aecroire. Je n ent reprendi ai pas de res uter, articie par article, cette dissertation qui n)a rien de plus nouueau que ce qui se troiive dans une dissertation latine, De doctis Imposioribus, de M. Burchard Gottheme Struve, imprimsie potir la seconde sols 1 G sines, cher Mulier, en l706, et que t 'auteur a vite, puis tu il la cite. J'ai en main un mοyen bien plus sur potir dsitruire celludissertation de M. de la Mon nore, en tui apprenant quei'ai via, meis oculis, ta famelix petit traiisi De tribus Imp0storibus, et que je t 'at dans mon cabinei. Je vaisV0us rendi e compte, monsi eur, et ait public, de la mani ere

alors en thsiologie : nous examini Ons te catalogue duli braire, lorsque nous vim es enirer dans la boutique lineespece d osse ter alle mand qui, s adressant ait libraire, tui demanda en allem and s it vo ut ait conclure leur marche, ou qu'il allait chercher un aut re marchand. Frecht qui reconia ut Possicier, te salua et renou vela leui connaissanceice qui donna occasi0n a mon ami de demander ii cet ossicier, qui s appelait Trawsendorff, ce qu'il avait a d sim sileravec te librali 0. Trawsendoris tui rsipondit qu'il avait detix manuscriis et uia I iure tres-ancien doni ii vovi ait Dire uiae petite summe potir la campagne prochaine, et que lelibratre se tenait ii 50 rixdales, ne tui volitant donner que 450 rixdales de ces trois livi es, dunt ii vo ut ait tirer 500. Cette gr0sse somnie p0ur detix manuscriis et uia petit li-vret, excita la curiosi te de Frecht, qui demanda a son ami

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PIECES JUSTIFICATI VES

s il ne polivait pas voir des pieces qu'il uoui ait venit re sic her. Tramsen dorsr lira aussi tot de sa poche uia passuet te parchemin, lisi ii 'un cordon de sole, qu'il Ouvrit, et eni ira ses trois livres. Nous en trames dans te magasin duli braire potir les examiner en liberisi, et te premier queFrectit ouurit se ii oliva Pimprime qui avait uia iitre ita-lien sierit a la main, a la place dii usiri table iitre qui avait ei e d sichirsi. Ce tit re silait Spaecio stella Bestia triumphante, doni l impression ne paraissait pas ancienne : jecrois que c' est te me me doni Toland a s ait imprimer uiae traduction en angi ais, it y a quel ques annees, et doni les

exemplaires se soni vendus si cher. Le seconii, qui et aitura vi elix manuscrit latin illim caractere assea dissicile,n 'avait poliat de titre, mais au haut de la premi ere pagesilait sic rit en asseZ gros caracteres : si Othoni, illustrissimo

amico meo carissimo, F. I. S. D. , n et i 'olivi'age commensait par une letire doni voici les premieres lignes : . Quod de tribus famosissimis nationum deceptoribus in ordinem jussu meo digessit doctissimus ille vir, quorum sermonem de illa re in nauseo meo habuisti, exscribi curavi, atque

codicem illum stylo aeque vero ac puro scriptum ad tu quam primum mitto; etenim, η etc. I 'aut re manuscrit sitait aussi latin et sans titi e et commensait par ces mos S, qui soni, ce me semble, de Ciceron, dans te premier livi e De natura Deorum : si Qui vero deos esse dixerunt tanta sunt in varietate et dissensione constituti, ut eorum molestum sit annumerare sententias alterum fieri potest prosecto, ut earum nulla; alterius certe non potest,

ut plus una vera sit. nFrecht, apres avoir aliasi parco uria les trois livres avecasseZ de precipitalion, s arreta ait seconii doni ii avait solavent entendit parier et diique i ii avait tu tant ii histoires distrarentes, et sans rien examiner des detix aut res, ii tira

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PIRCES JUSTIFICATIVES

bien r6solus de ne pas dormir jus tu'au dimanche. Lel iure ei ait d0nc bien gros, dira-t-on Z P0int dii toiit; c'sita itun gros in-80 de dix cabiers, sans la leti re qui ei ait a late te, mais d 'un si petit caractere, et charge de iant d abi viations, sans potnt ni virgule, que nous euntes bien de lapei ne a en dechisi rei' la premi ere page en detix heures detemps, mais a tors la lecture notis en devini plus aisee; c est coqui me sit propos er a mon a mi Frecht uia m0yen, qui me sent assea requivoque j sis uitique, potir avoir uiae copi e de ce celebre trailsi, sans sausser son serment qui ovait et si fait ad mentem interrogantis, et ii est pr0bable que Tra se nil orsi , en exigeant qu)on ne copiat passon livro, en tendati qu'on ne te transeri xit poliat; a insi

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