P. Virgilius Maro qualem omni parte illustratum tertio pubblicavit Chr. Gottl. Heyne cui Servium pariter integrum et variorum notas cum suis subjunxit N.E. Lemaire volumen primum octavum et ultimum

발행: 1822년

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habilem, ille granti telo; it tonne sans se lassor; ilrenverse, it erit braso te somni l dia Rhodope, Ora laci me des monta Acro Drauniens, aut Athon. aut Rho- Pen, aut alsa Ceraunia dejicit: les aulatis redo tibi erit leum efforis, leum si mementa, ingeminont austri: Iaplute descend a flOls presses, en colonum SPrr S, et densissimus imber : les sorins brisem, los rivages tori r- mentes par des venis impetu ux, potissent de longs et lugubres mugissements : nunc nemora instenti Dento, nunc litora Plan9unt. Cest par cos contrastes di mages Vives, sublimes et varices, que la hau te poesie salsit, en leve, et charine tes priis. Vous aveZ via, dans te cadre dc troire Vers, io ut Ce qu Mne tempete Peut os ir de triste, it in Sant, de majestueux, et sumtout l' instruction que les ii om- mos pia dolvent retirer. Parmi tant de heautos dire rint Ν, ml-il rin vers, uia sevi mot inutile' Comparisma intonant tos a uiros pocios : l un vous racontera

Dra Raris Otre emit, sans omouVOir; tandis que notroaulour, transporte derithousiasme, voras inspire totis

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serentes : cet ari si preci Eux, qui constituo son urat talent, Da jam ais ete Connu Purini nousque de Racine et de Boileau, los se uis doni te gente, guide par la naturo, nous ait rapporte tant de tresors conquis surteum modeles, et doni Ies tropheesse composent des lepouillos de la docto antiqui te: cepcndant ces detix grands Poetes, immoricis originaux datis leurs linitations, n Ont jamais en trepris de tradui re ni los Grces, ni les Latins; iis n'oni potnt ossaye d'oter a Vercule Sa manue. Les traductiolas, si vanices de nos jourseomine u ne rosso urCe, semblatent a leum yeux preparer la decaden ce de la litterature, parcequ'olles de-Vaicnt un jour dispensor notre indolenco de remonterat X KO urces sacrem, et Sinterroger les muses dans leum temples, et dans leur langage. . . Inde mali labes f

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QUI TERMINE LE PREMIER LIVRE

DES GEORGIQUES.

VIRGILE, apros avoir dit que los prcsages tiriis de Iaspeet du soleti sont les plus certains, socrie aueCrassurance dune profonde conviction Quel homineoserati accuser te soleti de trompert Solem quis dicere falsum audeat 'Non sculement ii an nonce, et Ia plute, et les Vonis, et les orages; mais en ore it predit fouvent cos conspirations fourdes, cincin tumultus; ces in trigiles cachres, qui sermontent dans I'abime des copiars, fraudem; ces tempetes guerrieres, qui s amassent et gro sissent en secret; qui cohavent dans te sein des natioris, avant declater fur la leto de leum fouvcrains, et operta tumescere bella. Interrogo done te soleti; ocoutra sos oraCIUS, VOMS tous qui redoutea les revolutions des empirm; Car,

Ille etiam coecos instare tumultus Scem monet, fraudent lue, et Ῥerta tumescere bella. .

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Comme te poete, anti de sa patrie, profite de coite proposition generale, pour entrer dans la description particulicre des prodigos, qui remplissent et desolent sa penseel oui, Ies maux de Boine venalent de l'am bition des agitat urs du peuple, et de la perversite des artisans impios de ses guerres civiles, fraudem, caecos tumultus, et operia bella. Le soleti tes a donovus, ces fortalisl car il a partage la dou leur, te deuit de Bonae, qua nil Cesar fui prive de la lumiero dujour

Illa etiam exstineto miseratus Gesare Romam.

sanglante Ne seni hi t-il pas, que te pere de lanature refusa d eclairer les crina es des Romains, et lexneurire de Cesar, comme it recula d horreur au festin d 'Atrhe8 Et mur ne poliat sortir de celle fami lie

Quum caput obseura nitidum ferrugine texit

viaque αternam timuerunt saecula noctem :

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dire qu'it pleura les calamites de Romelli Volla le

genie dans tOute sa hau leurl C'est aveo un melange de verites historiques et de merueilles imaginem, quele poete nous transporte et nous enchante : Eest la coqu'il faudrait pouvoir tradu ire avec la meme energie, sans t eteindre dans line paraphrase, comme Mat

Tempore quanquam ilio, tellus quoque, et aequora Ponti;

la terre et Ι'Ocean duchalnaient leum animaux Sini tres, irritatent leurs cluens devoranis, rassemblatent leurs Ois aux importulas, doni los cris repandaten tau loin tes alarInes,

obscoenique canes, importum ue volucr Signa dabant.

D'un cote, les champs de la Sicile, ou plutot des Cyclopes, soni ravages par les torrenis de seu, Iam marumque globos; par lesrochos bovilloni antes, quel Εtna vomit en furcur de ses MurnaiseS rom Pues, ruptis fornacibus da inam; et des atellers embras , DuVulcain fabrique les foud res de Iupiter, et trempetes armes des heros:

Quoties Cyclopum semere in astros Vidimus undantem rumis fornacibus atriam, Flammarumque θω bos, liquefactaque -ωere saxa

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Armorum sonitiam tuto Germania coelo

Audiit.

Les Alpes olles-memes, trauci Secs tant de Mis par leva inqueur des Gaulo is, ct te liberatcur de Rome, resseti tirent, comme la Sicile et la Germanio, des se-

coussos inconnues, dos fremissemenis i notiis, Insolitis ipsae tremuerunt motibus Apera.

Il est aussi necessat re, en traduisant, dexprimeria Germanie, que les champs dcs Cyclopes . quo Iesmontagnos des Alpes, POur montrer comme Virgilo embrasse to ut 1'empiro dans ian cercle de matheur. Le genio fatal aiax Roma ins solance de la Sicile suries Alpos, et des Alpes fur lcs rives dia Danube; Ie g nie du mal ressem bie dono aux coui siers de Neptune, doni te vol Danchit en trois inuis l' pace qui te

Il ne sagit pas ici de plusi eurs voix confuses, Commaon l'a trop linerement explique, mais de cette voixsurnatu relle, major humana, qui criait, selon Tacite, les dieux sen Dont, loreque Τitus savan ςait Pour d truire te temple de Ierusalem. Tacit. Hist. V, I 3. Les manes de nos aieux, leurs Spectres Pali Ssanis,

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6io PARA PHRASES DE VIRGILE.

gorialent de leurs tombea IX, et Venalent nous tonr- menter dans rombre des nutis ;

Et simulacra modis pallentia miris Visa sub obscurum noctis.

Les troupearix domestiques, o surpi isel si terrouri partaient te langage de rhomine, Pecudesque locutre, infundum i Los fleuves ne Portent plus leurs tribuis a

Insolitis tremuerunt motibus Alpes;

comme ces doux Premi res dactyles secouent, ugitentius Alpes jusque dans leum fotidem nis: et commP

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balancent ces Inontagum sur Ioum racines ebratil est

Qui nous rendra l'esset harmonieux de ces longum syllabos, per lucos vulgo exaudita silentes iugens p Qui

nous reudra su tout te son de cetis voix formidabie, si largement exprime par te mot ingens, rejete auvere suiuunt 8 Comment conserver dans uno iraduction Ies effets du rapprochement de ces trois mois. exaudita silentes ingens, ou la terr ur du silences augmente de la terreur meme des sons a reiax, qui Vicn-nent totit-a oup Iinterrona pretQui peindra ces fantornes hi deuX, Ces spectrm Pu-lissanta quon volt errer, se trainer aux approches dela nulli Ces trois chutes eu a, simulacra, Pallentia, Uisa, Opposees u ces trois chutes en is, modis, miris,

noctis, soni dune perfection que Virgile ne inunque jamais. Ovide, Lucain, Stace, Claudien, n Oseruient se perinelire de telles rimem; iis noseruient rejetor cespondee, ingens; iis crotraient violer les restes de laversificationi Εh hien , c est la transgression des Iola

communes, qui produit Ies beautes inconnum auxe rivatus ordinat res; s iis ressentalent dans leurs ames Ces emotions vrates, ces impressions dechirantes, qui Se communiquent au-dehors, et remuent lame dul inur, iis ne se contenterat eni pas de chatouiller, damuser i ortali par unisi volebourdonument, qui retenti tuniquement mur elis, et qui sevanouit, SauSuissor de traee apres fies.

La voix de i homine, la parole est devenue te partasse des troupeaux domestiques, pecudesque BCuice :o renversement dos lois de Ia Dature t infandum fCOmme Cette exclamation coiipe les vers, te sens, et la

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6i: PARA PHRASES DE VIRGILE. periodel - sistunt amnest Ios fleuves sarretenti avecquelle promptitudet ora dira it qui is oboissent a la

Mais comment retracer te plus effrayant, te plus in croyable des prodigesῖ Les statues divoire et d ai-ra in qui pleurent, qui Suent dans les temples, fur les

Et nuestum illacrymat tem 'lis ebur, inraque sudant.

Examinea la forme de re vers : d abord de I'afflicti oti incretum; en sui te des Pleurs qui coulent, litica mat, dans te sanctuaire des templos, templis: cest sangdoute uti in&riuuo qui Verse des larines, qui vient imploror la clemen ce divinel Non, cest l'ivoire lui- ineme, aussi dur que te martire, eburs Mais ce D'est pollit uno table d ivo ire, hane masse informe, cest lastatue d'un dicia, d uia horos qui pleuret Apris i ivoire, cost quelque chose de plus diar e coro : lo hronae, des simulacres da irain; mais iis ne picurent Pas, iis

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Proluit insano contorquens Dortice Ut smuttiorum rex Eridanus, camposque per omnes Cum stabulis armenta tulit.

Les flanos olivoris des victimes ne cessent de menacerdans totitos leurs fibros, ibi in apparere minaces. SanSCesse, to sang coulo, et sori des ontra illes de la terre, Potar rempli r les pulta, tos fontaines, et presenter UnhrCuvasse mortet, nec puteis manare cruor cessabit zSans cesse, les Ioups avides de caria age rodent Ia nuit laris i 'oncellite des villes, chorobant des VictimeS.tro ubi ant notre sommeti par des hurtei uenis qui Sel 'Vent, Se Propagent, t se multiplient a travere lesilence dos atre ei des tenebres,

. Et alte Per noctem resoniare livis ululantibus urbes.

Jamais la foud re ne sit lon na plus soli verit de ses lairs uii ciet semin; circonstance qu il lac faut pasoublier, pilisque c'est la serenite qui fuit te prodige,

Non alias coelo ceciderunt Plura sereno Fulgum

jam ais lastre preciirscur dia renversement des iron Dalliam a tant de sciis sos flammes regici des, nec diri

toties arsere cometin.

Aussi tes Roma in A vont de notave au conabat ire IesIἰoma ins: paribus telis; des armes semblabim, Date

nollest les armes de la patriel votia ce qui preeis

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