Les Métamorphoses d'Ovide : en latin, traduites en françois, avec des remarques, et des explications historiques

발행: 1732년

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18 a LES METAM ORPHOS ES

ohes , Qui dit, due Minerve 8c Neptune avolt droit Neptune , que les Pretro de ces Dieux ont s vent e nominet la notavelle Ville, & qu le Peuple & le Dii reus lir des avantures ga tes en prenant austicia Senat ashmbleg deciderent en ta ur de la Deesse. Se- mentes le nona des Dieux qu iis servolent, on ne sera lon quel ques Aut curs cette Fable n'cst fondee que sur plus en peino de lavoir ce que les Poetes ont volesu d te changement que sit Cranaus, en Disant porter 1 fa re en notis pariant des mei orphoses des Diem, de Capital C le nona d'Athὰnes sa Fille, au laeu de celui en donnant a ces memes Dieux un si grand nombre de Possidonie γ'elle portoit auparavant, Sc qui eloit δ' nfans. Palephale 3J donne uiae auire explicationi noni de Neptune, & comme 'Areopage autoris a ce 1 ces metamorphoses, maas qui dans te fond n est pasClaan ment, on inignit que Neptunc avolt et e vati, disserente de celle que Je viens de rapporter. Cetcu phr te jugement des Dieux. Aut cur prete no que t 'origine de CeS changemens mentLe Pere lotirnemine Iesui te me paroit Et re celui de ce qu'autre is on falson graver fur les Monnotes qui a te mi elix penetre te sens de cette Fabie. Vinci la figure de differens Anima , & que cet argent don-ce qaeil on dit dans les Memo ires de Treυoux , dii ne aus Mai tremes M'on mutoit seduare, fit dire dans

ferentes Figures.

IV. Parini les Fabies qu)Arachnε & Minerve repr&sentent dans leurs Oorages , colle de Pygas notis donne occasion de nous etendre un peu fur les Pygmees doni elle eloit Reine. Homere est te premier qui ait Ditinention de ce petit p uple. Ce Poete partant dii tumulte & du bruit que Disolent les Troicias preis

is Pygmees, fur tesqueis elles fondent eu milieu desse aiis P. Homere a et e sui vi par pre Sque tous les aut res Poetes parmi lesqueis id sussit de nommer Hesio- moa S de Januler 1 o8. Les anciens Peuples de l'Attique, posterito de Cethin , gens s vages & feroces,n'habitoient que les Antres, & ne s'occupolent que dela cla asse. Les Pelasges, qui se rendirent mattres deleur Palla, leur apprirent Ia Navigation, & en firent des Pirates. Cecrops origina ire de Saas en Egypte, Fcondulsit uiae Colonie, abolit les minurs barbares dece Pcupio , t cur apprii la culture de Ia Terre & des Oliviers, potir tesqueis te terrain se tro a propre. Ille an eliseigna ausi 1 honorer Minerve, qui Vappelloit Athena, Deesta qui et oit fori reveree 1 Sess, S: a quit 'Olivier sitoit consacre. Les Atheniens regarderenddepuis cette mesth comme la Protectrice de leur Ville, δc tui frent porter son noni, Athὰnes derint famevse par l' excelle nee de sola Huile : Le profit γ'on en rotira fit former te de Tein de dctourner te Peuple de la Piraterie , potir l 'appliqucr uni MCMCnt a Culti Ver la - - - t Terre. Pour y re istir , on composta une Fabie γχ- de , Virgile, ovide, Stace & Claudien. Ce quht yto: t la maniere de proposter quelque chole in Peuple a de particulier dans cette .Fable , les Histo- dans laquelle on supposa Neptune vaticu par Miner- , qui, ali jugement meme de S douZe grands Die , ax oit trotave quelque cliose de plus utile que Neptune. Certe Fatae fui composide stans lyancienne Langue duPais, qui emit la Phrygi ne, mel Ee de beaucoup de mors Pheniciens , & comme dans ces deux Langueste meme mot signita tin Chevat & uti Navire , celix qui interpreterent cet te Fabie, prirent ce mot dans Iapremicro signification, & parterent d'un Cheus, au

dire que Minerve avolt vallicu Neptune III. Arachne de son cote' ita 1 dans fa tolle plu- si eurs metamorphoses des Dieux, qui ne notis apprenant rien de fori particulier, dolvent s'expliquer parte principe que je vais elabiit , & qui servira de clespour mille intres fictions se blabies. Anciennement les Homines & les Mis eu memes et olent sori peti polis. Le defaut teducation & en-core plus celui des principes aeuiae bonne Morale, les avolent rendus Egalement grossiers & fieroces. Lors-qu'iis avolent demando queique Princesse en maria ge,& γ'on la leur refusoit, iis armolent pour l 'onlever. Les Drapeaux militat res & les Vaisseaux portoient des Figures qui Disolent reconnoitre leur Mailre , & ces Eni eignes et olent ou des Animaux , ou des Oiscalix, oti quelque Monstre d 'unc figure bigarre & inconnue. Cette observation 11'a pas beso n de pretive, on trou- ces representations fur les Monumens, sur les M

dans la Thuringe , avolent donne lieu a cette Fabio. Albert te Grand s'est imagine que les Pygmees Et olenties Singes M'on trouve en Afrique, &qui resthi lentamen a de petits Hommes. Paracelse les range dans la Categorie des Nymphes, des Sylphes & des S lamandres. Bartholin & le Jesulte Scholius adoptentsur ce s et presque totites les Fabies des Anciens. Mais personiae n'a in fur les Pygmees ian sentiment

plus lingulier que Von der Hart lavant Allemand quia fati uia Traitae assea etendu sur ce si et c. Si

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1 v.

se sciis que les Uincus. Si Elien dit que les Pygmeesse rendirent les honneurs divins a lour nouvelle Rein ,, c'est parce que les Pamens furent obligeκ de ramper, , devant leur Mailre. Si on a publie que Pygas avoltis et e changee en Grue, & oblige e de s enuoler pour, , eviter la punition qu'elle meritoit, e'est qu'ensin tesse Pageens secouerent te joug, & obligerent les Gera- niens a se retirer dans les Montagnes ou leur Ville se eloti sit e. ,, Les Geraniens, c est toriours te lavant Allemand,, qui parte, fiers de leur derniere Victoire, mepri- ,, serent leurs volsitas, fur tout la Uille de Corinthe, ,, qui, comme la plus pulsi ante, mit dans l'Histoire,, de cette Guerre te nom de Iunon la Mait restisse Hea. Volla ce qui fit dire 1 Ovide que la Reineis des Pys es avolt presere se beatite a celle de cetais tu De esse. Les Corinthiens aiant defati eniterement les Geraniens & les Pamens, mur se vanger d'une,, mani ere eclatante de s 'audace de leurs Ennemis is composerent une Satire, dans laquelle iis les com- parotent aux Grues M aux Pygmees V. I ut celaparoit fori ingenteux , mais matheureusement ora netr ve dans i 'Antiquiae aucun vestige ni de cette Guerre, ni de cette Satire Corinthienne , & c'est la

Seseat ader te Ciel, si on leur partoit de quoiques petits Peuples, iis en formolent des Pygmees. Ce principeainsi elabii , je crois que les Pechiniens doni parte, Ptolomee 6 sont les verit abies Pygmees des Poetes. It y a toute sorte Sapparence que caest la restamblance. du nom & la petite tallte de ce Peuple, qui ont don-M Iieu aux Grees de les appeller des Pygmees , du

nous potirrons nous vanter θ'avoir fori approche dela Verite.

c st-1-dire sens douae parmi les Pechiniens, une Princeste fori belle, nommee Oenoe , qui maltrairoit fortson peii e. Cette Mine aiant epous e Nicodamas, elle en eui un Fiis, nomine Mopsus, que ses S et senleverent potar ivlever a leur maniere. La cruaute decet te Reine qui pour se ventar de cet te insulte fit la erre 1 son Pe te: & pexa Deire plus que mut cela,

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ARGUMENT.

Latone piquhe des meptis que Niobe affectiat daea ir pout elle, en-gagea Apollon & Diane de Dire mourir tous les Enfans de ceste orgueilleus e Rone; ce qui la Jetta dans un si1 grand desespoir, qu'elle perdittoute sorte de sentiment & fui changle in Rocher. Via tota fremit: Phrygiaeque per oppida faesti

Rumor it, magnum sermonibus occupat

orbem.

Ante suos Niobe thalamos cognoverat illam, Tum eum Maeoniam virgo Sipylumque colebat. Nec tamen admonita es poena popularis λrachnes, Isocidere Coelitibus, verbisque minoribus uti. Multa dabant animos. sed enim nec conjugis artes, Nec genus amborum , magnique potentia regni,

Sic placuere illi, quamvis ea cuncta plac bant,

Ut sua progenies : s felicissima matrum IssDicta foret Niobe; si non sibi etis fuisset.

Nam TO U T E la Lydie fui consternee du mali eurqui ventat Sarri ver ὰ Arachne ; Ia nouvelle en fui mθme portiae dans la Phrygie, Job ellese rόpandit bien-t6t dans te reste du Monde.

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Nam sata Miresia, venturi praestia, Manto

Ter medias fuerat , Mino concita motu , Vati nata etias: Ismenides, ite frequentes :Et date Latonae, Latonigenisque Lobus, I 6OCum prece tura pia ς lauroque innectite cria

nem.

Ore meo Latona ubet. paretur: es' omnes

Nebaides Fs sua tempora frondibus ornant Turaque dant sanctis, s verba precantia,

flammis. Ecce venit comitum Niobe celeberrima tum

ba, 16sVestibus intexto Phrygiis spectabilis auro

Et, quantum ira sinit, formosa movens-.que decoro Cum capite immissos humerum per utrumque capillos Constitit: utque oculos circumtulit alta sm

Coelesta P aut cur colitur Latona per aras ,' Numen adhuc sue ture meum est Z mihi Tantalus auctor,

Cui licuit soli Superorum tangere menses. PE sim soror est genetrix mihi e maximus Atlas Es avus , aetherium qui fert cervicibus

axem 17s Iuppiter aster an s. socero quoque glorior illo. gentes metuunt Phr iae : me regia Cadmi

Sub domina est : Hibu que mei commissa ma

riti Moenia cum populis a me se viroque regun

tur.

D quamcumque dom s adverto lumina pamum, 18o mensae spectantur opes. accedit eodem Digna Deae facies. huc natas alice septem, Et totidem venes s s mox generosique nurusque.

cuaerite nunc , habeat quam nostra superbia caussam ζNescio quoque audete satam Gitantila eo 18s

Latonam praeferre mihi, cui maxima quondam Exiguam fidem pariturae terra negavit. Nec coelo, nec humo, nec aquis Dea vestra recepta ei.

Exsul erat mundi s donec miserata vagantem, TO M. I. Hspita

,, ne psit trouver dans te Monde eniter une i , , treste pOur accoucher; errante de fugitive, le

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LES METAM

Hospita tu terris erras, ego, dixit, tu umdis, 19OD Zabilemque locum Delos dedit. illa duobus Eacita parens : uteri pars est haec septima nostri. Sum felix. quis enim neget hoc y felixque

Hoc quoque quis dubitet Z tutam me copia fecit. Igajor sum, quam cui possit Fortuna noce re. 19sMultaque ut eripiat ; multo mihi plura relinquet. Excessere metum mea Iam bona. fingite de Huic aliquid populo natorum posse meorΗm , Non tamen ad numerum redigar spoliata duo

Latonae. turba quo quantum instat ab ombis ἰ IODIte sacris, properate sacris; laurumque ca

pillis

Ponite. deponunt f infectaque sacra relin-Vuodque licet, tacito venerantur murmure

numen .

Indignata Dea est : summoque in vertice

Cynthi, Talibus est dictis gemina cum prole locuta. 2 sEn ego vestra parens, vobis animose creatis,

Et nisi Junoni, nulli cessura Dearum An Dea sini, dubitor perque omnia cultis Arceor, δ nati, nisi vos succurritis, aris. Nec dolor hic solus. diro convicia facto 2IO Tintalis adsiecit ' Sosique est pol ponere natis

Ause suis: me. quod in ipsam recidat

orbam

Diaeit s exhibuit linguam scelerata parem

nam.

Adsiectura preces erat his Latona relatis :Desine, Phoebus ait, poenae mora longa querelas. 2Is Dixit idem Phoebe. celerique per aera lapsu Contigerant tecti Ca fida nubibus arcem. Planus erat , lateque patens prope moenia

campus,

Adsiduis pulsatus equis s ubi turba rotarum, Duraque mollierant subinas ungula glebas. 22

Pars ibi de septem genitis Amphione fortes Conscendunt in equos, Tyrioque rubentia fuco Terga

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Terga premunt; auroque graves moderantur habenas.

E quibus Ismenos, qui matri sarcina quo dam Prima suae fuerat, dum certum sectit in orbem nassiuadrupedes cursus, spumantiaque ora Coercet;

Hei mihi ' conclamat : medioque in pectore fixus Tela gerit, frenisque manu moriente remissis In latus a dextro paullatim defuit armo. ProximNs , audito sonitu per inane phare

Frena dabat Sipylus: zeluti cum praescius imbris Nube fugit vise ,penilentiaque undique rector

Carbasa deducit, ne qua levis estuat aura. Frena dabat. dantem non evitabile telum Consequitur o summaque tremens cervice sagitta a 3 SHaesit exstabat nudum de gutture se

Ille, ut erat pronus , per colla admissa --basquem itur V calido tellurem sanguine foedat Phaedimus infelix, s nosti nominis heres Tantaias , ut solito snem imposuere labo ri 2 OTransierant ad opus nitidae istenile pala

prae Et jam contulerant arto luctantia nexu Pectora pectoribus ς cum tento concita comu, Sicut erant Iunciti, resecit utrumque sagitta.

Ingemuere simul; simul incurvata dolore 24s Membra solo posuere : simul suprema Iacentes Lumina versarum; animam simul exhalarunt. Adspicit Alphenor, laniataque pectora piam

gens Advolat, ut gelidos complexibus adlevet ar

Inque pio cadit o scio. nam Delius illi aso sitima fatifero rumpit praecordia ferro. suod simul eductum, pars est pulmonis iuba is utar cumque anima cruor et est usus in

auras.

At non intonsium simplex Damasichthona

vulnus

Adscit. intus erat, qua crus esse incipit, qua assMollia nervoses facit internodia poples.

Τ o M. I. Dumque

E. L 1 v. VI. 18

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188 L E S M

Dumque manu tentat trahere exitiabile telum ,

Altera per Iugulum pennis tenus acta sagitta

Expulit hanc sanguis: seque faculatus in

altum Emicatio longe terebrata prosilit aura. 26 Ultimus Ilioneus non profectura precando

Trachia sustulerat o D que δ communiter

omnes,

Dixerat, ignarus non omnes esse rogandos

Parcite. motus erat, cum Iam reoocabile te

lumi Hon fuit, arcitenens. minimo tamen occia

dit illa 26s

ulnere non alte percusso corde sagitta. Fama mali, populique dolor , lacrimaeque suorum Tam subitae matrem certam fecere ruinae , Mirantem potuisse , irascentemque, quod ausi Hoc essent Superi, quod tantum Iuris haberent. 27ONIam pater Amphion, ferro per pectus adacto,

Finierat moriens pariter cum luce dolorem.

Heu quantum haec Niobe Niobe distabat ab illa ,siuae modo Latois populum submoverat aris, Et mediam tulerat gressus resupina per umbem, 273 Invidiosa suis; at nunc miseranda τel hosti Corporibus gelidis incumbit s ordine nullo Oscula dispensat natos suprema per omnes. A quibus ad coelum liventia brachia tendens, Pascere, crudelis, nostro, Latona, dolore, 28 o Pascere, ait s satiaque meo tua pectora luctu

Corque ferumsatia, dixit: per funera septem

Eferor: exsulta; ὀictrixque inimica triumpha. Cur autem victrix t miserae mihi plura supersunt,

si in tibi felici. pos tot quoque funera vin-

s. 28sDixerat, insonuit contento nervus ab arcu Uui , praeter Niobeu unam , conterruit

Illa malo est audax. flabant cum velibus atris Ante toros fratrum demisso crine sorores. E quibus una , trahens haerentia viscere tela, 29 Ompsito fratri, moribunda relanguit ore. Altera, solari miseram conata parentem, Conticuit subito ; duplicataque vulnere caeco

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Oraque non presit , nisi postquam spiritus exit me rus fugiens coliabitur; illa forori 29s

moritur e latet haec illam trepidare vi

Sexque datis leto, diversaque vulnera passis,

Ultima restabat quam toto corpore mater, Tota veste tegens, Unam, minimamque re

linques De malis minimam posco, clamavit, s

Dumque rogat; pro qua rogat, occidit. om.

ba resedit

Exanimes inter natos, natasque, virumque Diriguitque malis. nullos molet aura capillos.

In vultu color es sine sanguine : lumina moesis Stant immota genis nihil est in imagine ti-vi. 3Os se quoque interius cum duro lingua palato Congelat, ωenae de uni posse moveri. Nec eriti cemis, nec brachia reddere gestus, i Iec pes ire potest. intra quoque viscera saxum est.

Flet tamen , s validi circumdata turbine menti 3Ι

In patriam rapta est. ubifixa cacumine montis Liquitur, s lacrimas etia Am marmora

manant.

E. L 1 v. VI. 189

ferma ta bouche que dans pinstant qti elle expira

levere ni la tθte ni les bras ; enfin elle ne donne aucun signe de vie: elle n'est plus en esset 'lu' ne Roche inanimόe. Cependant elle pleure, δί

sur te seminet d'une Montagne, od elle continue de repandre des larmes, qu on volt couler d'unmorceau de Marbre.

TOus les Historiens anciens conviennent me Di dore de Sicile, & Apollodore que Niobε emit Fille de Tantale & Soeur de Pelops , car il ne faut pas confondre celle doni ii sya ait dans eette F ble aveo une aut re Niobe qui eloti Pille de Phoronee& qu Homere dit avolt etε la premi ere mortelle qui ait et si a mee de Iupiter. Pelops, alant abandonne la Phrygie potir se retirer dans cette partie de la Grece qui a depuis porte son nom , emmena sa Smur avectui. Comme in cherchoit 1 s assurer sis nouvelle domi nation par quelque alliance, qui put te solitenir controles emoris de ses Ennemis , il la doma en mari ago 1 Amphion , Prince ausit puisitant stulit eloit eloquent,& qui venoit d'enfernier de murailles la Ville de Th&hes. La dot de Niobsi fui apparemment emploiee ab1tir une Ville dans la Beotic , ou dii molns ce futune condition dii mari age , puisque Paus,nias nous apprend que ce fui alors que Pelops en jetta les Di demens. Le mε me Pausanias parte en plus aeuia cndroit de ilalliance aeAmphion avec la Messon de Ρ Iops , & in dit positi rement dans ses Beotiques , quece Prince aiant fati alliance aveo Tantale , avolt appris des Phrygiens te mode Lydien, & oute troisno elles cordes aux quatre que la re avolt aupara

vant.

fori heurem par la secondite de Niobe , qui eut ungrand nombre d Enfans. Homere lui en donne douge, sta Gar ons & siix Filles. Herodote ne tui donneque de ux Gar ons & trois Filles. Diostore de Sicile qua rZe, sepi de chaque S e. Apollodore cro suri 'autoritε d'Hesiode, pretend qu'elle eut di x Gar ons& aut ant de Filles. Cependant cet Auteur 11'en nom- me que quatorZe, doni voici les nonas, Sipyle, Mi . nytus, Ismene, Damasichthon, Agenor, Phedime& Tantale, & autant de Filles : Ethodee, ou, se lond'aut res, Thera, Cleodoxe, Astyoche, Phthia, Pelo-

pie, Astycratie, de Ogygie. Fiefe 3e sa secondite, Ni ε me prisbit Latone, quipour se vanger enga a Apollon 6c Diane a faire perirtous ses Entans, de la maniere que te raconte Ovide aprὰs les autres Poetes anciens, & comme on pe ut levoir dans Plutarque au Livre de la Superstition Cet Epistode ingenteusement invente, renferme une Histoliare aussi tragique que veritable. La Peste qui rava Mala Ville de Thebes, fit perit tous les Enfans de Nio-hξ, dc parce qaeon attribuolt les maladies contagieuses h la chalcur immoderee du Soleti, on publia que c'et sit Apollon qui les avolt tueZ 1 coups de flEches. Lorsque les Femines en mouroient , on attribuoit leur mort a Diane. Ce que j'mance ici fur te fond decet te Fable est autorisse par l 'antiquite. Homere 3 dit

que t) Lib. III. 1ὶ Lib. VI. 3 Iliade, II. vers. ari.

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M ET AMOR PHO

que Laodamie, & la Mere d'Andromaque avolent ἴt Etue es par Diane. Valerius Flaccus raporte les plaintes de Clyte Femme de Cysique uir la mort de sabsere, a qui la meme Deesse avolt ote la vie.

- - - - Tri Uiaeque potentis

Occidit arcana genitrix absumpta sagitta. Le Scholiaste de Pindare s remamque aprPs Phere

suppose

ce qui a fati dire a Servius 1oJ Apolline o Fenso pe-silhntiam creari semper, ilia ue mmerum ostendeo re, chm dium armatum inducit sapitis, o inde A Llinem dici fecundum aliquos Lm V karo υσθα. Carii est boen de remat quor en passant que les 'flech etoient te Symbole d'Apollon irrite , comme la Lyre signi fioit qu'il eloit appa ild, ainst que t 'observe te me- me Auleur : Dram quae nobis coelestis harmoniae immgiuem moni rat Sagittas quibus infernus Deusis noxius judicatur. Et dans un a uire endroit in dit: Cytharam tenens, mitis es , austi ne manquoiNon jamais dans ces sortes de mala dies epidemi ques olin plorer te secours de cet te Divinite, & de lui offrit des Sacrifices, comme Horace & Pausanias notas i 'apprennent. On avolt mξ me grand s in alors de metire siuries portes de s a maison des branches de Laurier dansi 'esperance que ce Dieuepargneroit des lieux qui elotentsous la protection d'une personne qu'il avolt cherie, ce M'on petit voir dans Diogene Laerce & dans I'Au teur du Grand Etymologicon. Ovide fati molari r les Enfans de Niobε dans unCirque , ou ces jeunes Princes S'exerῆolent a mani erdes Chevam , mais Pausanias 11 dit avec plus de Hai semblance γ'il moururent fur te Mont Citheron, oh iis emient alle chasser, & que les Filles mour urent 1 Thὰbes. Si on a te, a l'autoriae d'Homeresue ces Enfans infortuneκ demeurerent neus jours sansepulture , parce que les Dieux avolent change enpierres totis les Thebains , & que Ies Dieux eux-memes leur rendirent les devotrs funὰbres, te dixi emejour; c'cst que comme iis et olent moris de la Peste, personiae M'avolt ossi les enterrer , S: tout te monde avolt paru insensibi e au matheur de la Reine. Figurevive des calamiteZ qui accompagnent ce fleau, oh ch cun craignant unc mor ζ presque assuree ne singe qu'asa propre conservation, & neglige les devotrs les plus essenti eis, cependant comme sis Pretres, aprὰs que laviolenco dii mal sui uia peu pastae , se mirent en Aude les ensevelir , on publia que cziolent les Di et

changee en Rocher. Circonstance qui nous apprend,

devenue comme immobile & niueite : ce qui est te caractere des grandes dotaleurs. Sophocle dans son Antigone , G1t que cet te Princesse ne fui pas d 'aborachan e en pierre , mais que les Diem dans la sui te tui accorderent cette grace 1 sa priere. Le mε

Posite dans son Electre, dii que Niobe verse des lammes fur un Tombeau de Pierre. Ovide a cru fans dolite que t 'Histoire seroit plus tou-chant en dissent que tous les Enfans de Niobe avolent et Ela victime de la vengeance de Latone. Cependant Pausanias 1 Orapportaeque Melibee ou Chloris & Amycle detix de ses Filles appa iserent Diane, qui leur conserva la Fie Cyest-Ldire, qu'elles guerirent de Ia Peste. La premi ere de ces deux Princesses epousa Neleus, Pere de Nestor , ainsi que te rapporte Apollodore au .Livre premier. Mais te mεme Pausanias proteste Osit alme mi elix se ringer in sentiment d'Homere, qui dit, danSQn Iliade que totas les Enfans de Niobe perirent paries mains d'Apollon & de Diane. Je ne clois pas Uublier de rapportet aussi ce qui fit donner a Melibee lesurnom de Chloris , c'est que ne sYtant jamais remisede la frateur que tui avolt causse la mort de ses Freres& de ses Soeura, elle demeura to*ours extremementp1le, ainsi que te raconte te me me Pausanias, dansses Corinthiaque S. DHistoire, que je viens d'expliquer, arriva enutroncent vini aias avant la Guerre de I rote. Ce γ'il se-roit aisse de promer par la Genealogie de Nestor, Fiis de Chloris , encore plus par celle de Laius, Pered Oedipe , oui succeda 1 Amphion & a Zethus au Rotauine de Thὰbes, comme je te dirat, lorsque j'e pliquerat la Fabie JAmphion. Telle est la verite de cet evenement si cel Ebre dansles anciens Poetes. Admirons la fertile imaginatione'Ovide qui te raconte si bien, transporton nouS a Clui prεs de Thὰbes , pour voir ces j eunes PrincesmonteZ fur de superbes Che ux Dire leura exercices. Apollon & Diane qui prenant la defense de leur M re. Outragee les percent impii tablement a colaps defleches. Les Soeurs de ces Princes infortuneZ, accourent fur les rempars au bruit de ce funeste accident, &tombent sotis les coum invisibi es de Diane. En la Mere arrive, qui outtae de douleur & de desiespoirarrose de sies tarmes les corps de ses Enfans , & est enfin chanme en Rochor. Et on a uera que si las able clonne de grands ornemens a la Verite la dε

Un monument antique rapportes par te Pere Montanticon, nous a conserve t 'Histoire de cet evenement

Niobe paro1 sient en esset s'et re creveZ a une cor se in Dans ses

210쪽

Sur la Statue de Niobε, Authol. Liv. IV.

ARGUMEN T.

TVn mero tanti manifestam numinis iram T chaliment si terribie jetta L ter Femina viraue timent : cultuque -- 'ς ς ς l

sui si petivi, Ξ honorer Latone , & ron Vit redo Magna gemelliparae Uenerantur num Uir no eau Σὸle les marques du e. 3IS Culte quon avolt accoutume de tui rendre. Utque Comme

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