Le traité des trois imposteurs (De tribus impostoribus, M.D.IIC) : tr. pour la première fois en français ... précédé d'une notice philologique et bibliographique

발행: 1867년

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NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE XXXV

LIBER DE TNIBUS IMPOSTORIBUS

depuis soni venus M M. Du Roure, Querard Supercheries litteratres, I, 57l ; ce n est qu'une reproduction de ceque dit Barbier, dans son Dictiori naire des Anonymes in t 'auteur anonyme d 'une letire infersie dans te Bullet indes Aris l846, t. V, p. 99ὶ, et d'une aut re letire publide dans le Iournal de Pantateur de liores Paris, Jannet,no dii lex a0utl849ὶ. M. Graesse, dans son Tresor desiit res rares et procleuae Dresde, l860-l806, in-4'in, o consaci si t. VI, p. 4973, uia article ait De tribus Impostoribus , mais ii ii apprend rien de noui cau). Nousn 'avons pii nous procurer trois dissertations si siciales tu indique M. Genthe : Immanuel Weber: Programma de tribus Imposioribus, etc., Giessen, l7l 5; J.-Chr. IIaremberg, De secta non timeritium Deum, einhibens originem famosi dicterii ac commentitior. Script . de tribus Imposioribus, Brunsvigae, l756, in-8';J.-M. Metiling, Das erate Sch limine fuch, oder Ab handiuno ton der Schrist de tribus Imposioribus, Chemnita, 1764, in-80. 0n init combi en ces opuscules acadsimi lites, sortis des universites, soni dissiciles a ren- contrer long tenips apres leur publication et lo in dii licuou iis lint via Ie jour. Ν0us les regrettons peti d 'aille urs,

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XXX VINOTICR BIBLIO GRAPHIQUE

tions bien utiles. Il est question aussi dii livre qui nous occupe dans uia periodique angi ais : The Bluchwοο unastasine, t. VIII, p. 506.

Nous avions eu Pin lention de transcrire en dsitati l sinu- ingration salte par M. Genthe, et de rapporter les passages des aut eurs qu'il signate; mais nous avons renonesi cetteidee, car les renseignem enis Vagues que inurnissent, ausiclet dii Liber de tribus Imposioribus, ces v0lumes, laplupari Oublisis, ne meritent guere d)etre reproditiis. Nous citerons cependant comme p0uvant ei re consulisis parceux qui liendraient connaiti e ce qui a ecrit surcetie question :B.-G. Struve De doctis Imposioribus dissertatio,

rectument, dans Oudini Commenti. de Scripti. Ecclesiast. , t. III. -Jola. Fri Ur. Mayer, Proe . in Dispuit. do Comitiis Taboriticis. cf. Placcius de Arionum ,

in-40. - Christ, Thomasius, Obseruati. Halenses ad rem litt., t. I, observat. , VII, p. 78 sqq. - VincentPlaccius, Theatr. Anonymor. , cap. ll, n. 89, P. t 84 sqq. - Calmet, Dictionnaire de la Bible, art. Impos- teurs. - Giornate de ' Letterati, publicato in Firenae peri mesi di Aprile, Maggioc Giugno, MDCCXI. II. -J0 h. Godos. Schmutger, Dissertatio de Friderici II in rem litterariam meritis. - Observations upou the reportos the horrid Blasphemu of the three ora nil Impostors, by si me assii'm'd io have been os late years litteredaud publis hed in print. vid. Catal. Mssior. Angliae, t. II, p. 2l5.ὶ - Jugement de M. Iaturin Veissier la Croae, bibliothecaire et antiqua ire dii roi de Prusse, et membrodo I Academi e rorale a Berlin, fur te ira ite De tribus

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NOTICA BIBLIO GRAPHIQUE XXXVIIImposioribus. - Biblioth. Reimann. Hildeshelm,l75l, in-8', p. 980. - Mophos, Polyhist. litt., t. I, cap. viii. - Ηeumanni Conspectus Reipubl. litter. cap. VI, S. 55. - Biblioth. eri bachiana, t. III, p. 68l. - Κοchii Observati . misceli., t. II, p. 564. Bierlingit Pyrrhon. hist. , cap. V, p. 256. - Fabricii Scripti. de veritat. Relig. Christ. , cap. XXII, P. 475. - Annal. Acad. Iulio, semestr. II. - Coleri Anthο- lost. , P. t 96. - Ant. Maria Gratianus, in vit. Caes. Commendoni, t. II, p. 9. - Joh. Dekherus, de Scripti. adespotis, p. 1l9. - Sam. Maresius, De Iohanna, Papissa. - ud mana, p. 129. - Militeri Atheismus devictus. Pro I., ea P. II, p. 49. - Melch. Adam, in Vit. Calvini, p. 41. - Spigelius, de Atheismo, p. 15 et 18. Tentgelii Biblioth. curiosa, etc., p. 49l, ann. l704. - Bistoire des Ouvrages des Savans, Nur. , t 694, p. 278. - Λuberti Miraei Biblioth. eccles. , p. 226. Hebenstreii, de variis Christianor. nominib., cap. t, p. 50. - Observati. Πalenses, t. X, obser . 9, p. 2l8, t. IV, p. 26l, observ. 20. - Rei manni Introductis in

BLE LE TRAITE DA TRIBUS IMPOS RIBUS

Xous avolas dit que Servet, Giordano Bruno, Vanini etd aut res encore, avalent etsi indiqusis, mais sans vraisena blande et sans senilement, comme les aut eurs de ce cμ

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lebre trai te qu on ii a pas retro uve. Ces alisigations reposaient fur les opinions peti orthodoxes simi ses parces sicri Vains, nota minent par les trois person nages doni notis ven0ns de rappeter les nouis et qui furent les victimes de Pintolerance doni te regne etait encore en plei ne vigue ur sur la sursace enitere de i Lur0pe. On conia ait

en generat, sori peti tes sic iis qui les condulsirent aubucher; il ne sera done pas inutile it 'en dire iei quel ques

occupsis. Voir les nemo ires de ii 'Artiyny, tome II; PHisto ire de France, par Henri Martin, t. IX. p. 606;PHisto ire de Caluin, par Audin, t. II, pp. 258-524; lestilletin de la Societe de Phistoire du protestantismefranrais, juillet et 855 et mai l 858. Sa vie, sic rite en alle in and par M0shelm, 1748, in. 4

est tres-prolixe. L olivi'age allem and de Trechsel : Les Anti trinita ires protestants avant Socin. Lia repre

Le plus csilebre des sieriis de Servet est colui qui apour titre Christianismi restitutio, l555, in-8', 754pages. Imprimu a Vienne, chea Balthazard Arnollet, ill ut lix re avx flammes, et detix ou irois exemplaires seu lement Ont echoppe a la destruction. Γ'n d 'eux, arant

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NOTI CR BIBLIO GRAPHIQUE XXXIX

s ran ais de Boge, est a la Bibliothinue imperiale; plu-

Sieurs Pages sunt rotissi es et aueintes par te seu . Cetexemplaire sita it celui de Colladon, Puti des accusatelli sile Servet, qui a solitigia si les propositions les plus malson nantes. IV0ir uia article de M. Flo urens, dans le Ioui ual

Astu de donner uiae idest isti s1ste me exp0,u dans cevolume qui soli leva lant de coleres, nous nous servirons

de tranalyse que M. Emile Saisset a infersie dans le Dictio unaire des sciences philosophiques tome VI l. Lep0int de depari de Servet est que Dieii, considere dansles profundeurs de s0n essen ce increde, est absolument indivisibie; il est parsaltement uia, par saltem ent simple, si simple et si un qu a te prendre en tui-me me, ii ii est ni intelligeiace, ni esprit, ni amour. Tolite Mis, entre uniel die u reiird en sol dans sa simplici id inalterabie, et lei tot des existences mobiles, divisees, cli angeantes, it fautun lien, uti intermediaire. Cet intermedia ire, cu lien, cesoni tes id sies, types siterneis des ch0ses. Les idsies ne soni potnt separsies de Dieti, bien qu elles s en distinguent. Elles soni te rayonne ment eternet de Dieu. Ce que les idees soni aux choses, Dieii Pest aux

leur unit si en Dieu. Dieu, indivisibi e en sol, se divise dansles id des ; les idsies se divisent dans les choses. Dieu, P0ur parier te langage de Servet, qui fait songer ici tout a lasoic a Plotin et a Spinoaa, Dieii est Punite absolue qui uni si e to ut, i essence asture qui essentie tout essentia essentium. Christ. Rest. lib. IV, p. l25ὶ. En resume, it y a trois moniles, a la suis distinc is et unis : au SOminet, Dieii, absolument simple, inest able ;au milieu, i et ei nulle et invisibi e tum iere des id sies; au

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XL NOTICE BIBLIO GRAPHIQUE

has de cet te echelle infinie s agitent les etres. Les etres sunt contenus dans les id sies, les idsies soni contenues en Dieu; Dieii est toui, tout est Dieii; tout se lie, tout sepsine re; la tot supreme de rexistende est Punite unive selle. L'unite, I harmonie, la consubstantiali id de toustes sit res, votia Ie principe qui a ssiduit Servet, comme ila captivsi Bruno, Spinora, Scit et ling et tant ii 'autres no-bles ggnieS. Servet rattachait a sa metaphrsique pantheiste une theologie prosondsiment contraire a la letire et a l espritdu christianis me. Voulant Otre u la Mis chi sitien et panthgiste, it imagina la theorie d 'un Christ ideat qui n' est

pol ni Bieu, qui n' est pol ni un homme, qui est uia inter- insidiatre entre t 'hom me et Dieii; c est i idee centrale, Ietype des irpes, PAdam csileste modele de Phumani si, et par sui te de totis les utres. Potir l'Egli se, te Christ est Dieii; p0ur te pant beisme, te Christ n' est qu'un homine, une partie de Ia nature. Servet place entre la Divinitsi, sanctuaire inaccessibi e de Peternit si et de l'immobilitsi absolve, et la nature, r6gion dii mouvement, de la division et dii temps, un monile intermediaire, celui desidees, et ii sali du Christ te centre dii monile id sial. De la sorte, it croit concilier te Christ et te panthsiisme en tes corrigeant et les temperant i 'un par l 'autre. Le Christ estia lumiere de Dieu, sa manifestati0n la plus parsaite, soni mage la plus pure; c est de lui que tout emane, c'est vera lui que t0ut retourne; il est la cause, te modele etia sin de totis les etres; tout en tu i s unis te, et ii uni se

Servet devel oppe cette idde avec un verit able enthousiasme; c est te piuot de totile sa doctrine. Par elle, ili reten d rendire te christianis me a sa pure te primitive, en expliquer totas les d0gines, les metire en harmonie avec

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NOTI CR BIBLIO GRAPHIQUE ALIuia panthsiis me sipursi, avec les traditions de totis Ies peti-ples, les sγmboles de totis, les maximes de totis les sages. Cette theorie dii Christ d sit ruit, ii est urat, radicalementle dogme de Pincarnation, comine la doctrine de Servet sur I in divisibilite absolue de Dieu detruis ait te dogme dela Trinito, comme sa conception d 'un monile intelligibi equi emane de Dieu par uiae tot necessat re sapait par sabase le dogme de la crtation. Reietant i idee d 'une transmission lisii siditat re dia psiche originei, Servet supprime lebapte me des petiis en sanis; il ne reconnait pas la necessitsi de la grace potir te salui, ni celle de la sol aux pro-

messes de Iesus-Christ: aussi sau ve-t-il les malionaetans,les patens, et tous celix qui auroni vecti solon la tot natu relle. Les principes de Servet ne restitualent pas lechristianisme, comme il s'ensati ait; iis te dsitruis alent completement. Embarrasssi dans des conceptions pro-landes et subtiles, ce systeme n a troilusi aucun adherent; mais la sincerit si de Servet dans sa sol, la nobi esse de sonenthousiasme, I si vation et Poriginali id de ses idees ne sauraient sit re contest sies sans injustice. Arrivons a Giordano Bruno. Les detix volumes que nous avons deja signates, et que M. Bartholmess a consaci sis a ce philosophe, nous dispensent d en parier avecdetail. Nous dirons seulement qu'il en est sigalementquestion dans Pueisto ire des sciences mathematiquesen Italie de M. Libri, dans te travail de M. Cousin fur Vanini, dans Puistoire de France de M. Henri Martin, tom. XIII, etc. Celui des noni breux sicriis de ce penseu raudaci elix qui sui regarilsi axec te plus de covi roux est te Spaccio de la Bestia trioni ante, proposto da Gione, essectuat0 dat consistis, rive Iato da Mercurio, Parisi, l584, in 8'. Dans les ventes publiques dii siecte dero ier, on a parsi de 500 a l000 si'. ce rarissime Vο-

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ΣLII NOTICE BIBLIO GRAPHI UE

Europe, par IIallam, t. II, etc. 0n a presque t0i oui spari si de ce livre enigmatique et obscur sans i a voir via, et on a solivent desigure te titre, en metiant specchio miroir) au lieti de sp accio sexclusion). Le travati de M. Bartholmess en ost re uiae longiae analyse que nous allons abi siger sorte ment. Il s' agit de l'expulsion de la bete mot pris collective-ment potir to ut te regne animali, c est- i-dire des animauxque la mythologie et I astronomi e avalent placsis fur lavosite celeste; la croyance, alors si repandiae, que les astres inquent fur les destinees et les volonisis deshomines, est alta Iusie sans in sinagement. Au lieu denoms msiprisabies et insigni fianis, Bruno velit introduire, dans i sinumsirati0n des constellations , les nouis des qualites et des in sirites dignes de l'estime et de i admirationdes homines. Ροursui vant ce raison nument, i aui eur mel ela satire a Patisigorie; la insita pliore se consonii chea lui aveo l 'allusion. Λ mesure que cha cune des vertus appeleesa rem placer les vices dii ciet est inauguree, elle apprendite Iupiter ce qtilalle doli latre et ce qu)elle doli siviter. Dans I Epistola explicatoria, adresssie a sir Philip Sydner, Bruno anno iace qu'il a semsi librement dans te Spaccio les principes de sa philosophie m0rale, sans

l) I a bibliothe tu i Marari ne en possede uti exempla ire.

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NOTICE BIBLIO GRAPHIQUE XLIII

cra in dre les rides et les fourciis des hypocrites, la dent et te nea des docte urs, ta lime et te sis Ilet des pedant s. II lait remarque tu it serati iniuste de lui attribuer les opinions qu'il met dans la bouche d interlocute urs quis expriment sans gsine. Des digressions dans tesquelles Pambition et Ia cupiditsi soni signat sies, non sans rais0n, comine les motiss des guerres qui dsisolaient i Europe, des atta ques contre les moines, des insinuations obscures mais certainement peii orthodoxes, voilia ce qu'on troiive en maint endroit de ces dialogues, qui se terminent torsque totis les noms des constellations ayant sitsi changsis i 'Aigle sitant remplaesi par la Magnanimitsi, te Taurea uparia Longanimite, te Cancer par la Conversion), Iupiterengage les dieiix a alter soli per. Nous dirons sori peti de cliose de quel ques a uires ou-vrages de Bruno, tres-recherelisis encore des bibliophiles mais arant une asseZ sal ble valeur au potiat de vile dei histoire de resprit humain. La Caballa dei cantillo Pegaseo Paris, 1585ὶ est une production bigarre, mollisi sύrieuse, mollisi badine, oliri ronte est versi e a pleines maius. Fras me avait salti eloge de la solle : Bruno sierit te panegyrique de t 'ignο- rance, de la stupiditsi, de l anerie, mais totit cela est melo aux doctrines de la cabale rabbinique. Un personia age nonam si onorio est mis en scene; grace a la transmigration des ames, it a passsi par des silais ires-divers :il a d 'abord sit si iiii an e au service d uia jardinier; il est devenu te chevat Psigase; plus tard it a passsi dans locorps d Aristote, et tu, it a d silire plus que te dsiliremὐ me, fur la nature des principes, sur la substance des

Dans ian aut reolavrage sierit en dialogaes: La Cena dele Cineri, l58l, Brimo, devan ant Galil sie, combat i id sie

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que la terre est immobile; precedant de detix si tales et demi des viles fur la pluralitsi des moniles qui rgeemmentoni donnsi lieu en Angle terre a une vive controverse, ilmaintient qu)il existe uno laute d aut res globes de nasime forme et de insime mallere que la terre, animaux immenses, intelligenis intellectuali', doni I ensemble

constitue un seul sitre vivant formsi de la crsiation entiere. Ces conceptions silevsies, que la philosophie moderne a reprises et dsivel oppees, sitaient trop neuves, tr0p bardies,Pοur ne pas rsivolter rignorance appuyde fur une autorii si despotique. 0n resuta psiremptot rement te philosophena politain en te condulsant au bucher. Vanini nous ari silera peti. 0n a ti,ut a sali cesse de lire I Amphitheatrum internin providentim, et te trai tu

De admirandis naturin reginoe demque mortalium.

M. Rousset et a donnsi, dans les inui res philosophiques de Vanini Paris, Gosset in l84 23, une version enitere de Pamphitheatre; il nya sait passer en Dans ais que laportion la plus inigressante dii seconii olivi'age qui est pariagd en quatre dialogues, et doni te but est d expliquer totis les secrets de la nature, parmi lesqueis il lautranger totas les satis regariles comme miraculeux. Lestro is premi e res parties ii Osrrent qu)uia traitsi de physique peripatetici enne ire peti interessant, quoiqu ii s y troiivequel ques id sies bardies; mais, observe te traducteur, c est dans te quatrie me livre, arant potir obj et la Religion des patens, que Vanini a di pl010 lolite sa verve et tota te sonaudace; deri iure ce ti ire, it en cache sivi dem ment una utre ainst qu'avait lait B. Des Perriers dans le Cymba tum mundi). si Mettant ait nona bre des satis natii reis tesmiracles, les oracles, en uia mot tori te espece de prodisses et nisime te don des langues accord si aux apo tres, it passe en reviae t0utes les croyances; il les discute avec une

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